“Such a beautiful wedding Sista (Quel beau mariage, ma sœur).” Le 3 mai 2025, sur ses réseaux sociaux, Léa Salamé écrivait ce message à Louma, sa petite sœur, qui venait de se marier lors d’une cérémonie discrète tenue à Gand, en Belgique, pays où elle vit et travaille. Elle est déjà mère d’un fils, prénommé Léonard, dont le père est le comte Raphaël de Montferrand, producteur et journaliste. La présentatrice de Quelle Époque !, sur France 2, partage une belle complicité avec Louma.
Une relation dont la force repose également sur les épreuves traversées, très tôt, ensemble. Elles sont nées toutes deux au Liban pendant la guerre civile qui y a sévi de 1975 à 1990. Leur père est le diplomate Ghassan Salamé, aujourd’hui ministre de la culture de ce pays du Proche-Orient. Il a aussi été conseiller des Nations Unies. À 2 ans, Louma quitte le Liban pour s’installer à Paris. À Beyrouth, “on dormait dans la baignoire, ma sœur et moi, car c’était la seule pièce sans fenêtre, racontait Léa Salamé dans l’émission Passage des arts sur France 5 en 2020. Or, le risque de dormir dans une pièce qui a une fenêtre, c’est qu’un obus fasse exploser les vitres et que les enfants soient blessés.”
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Comme le prouve un autre message posté en janvier 2022 sur Instagram, Léa ne rate jamais une occasion de soutenir sa cadette : “Fière de ma sœur qui gère ce lieu avec passion et panache.” La compagne de Raphaël Glucksmann faisait alors référence à un article publié par le magazine du Monde et qui célébrait la maison-musée de la Fondation Boghossian de Bruxelles, dirigée par Louma. Le lieu a été créé par les diamantaires Jean et Albert Boghossian, frères de Mary, sa maman. Après une formation aux Beaux-Arts de Paris, des stages chez Christie’s à Londres et au Guggenheim de New York, des expériences professionnelles au Musée d’art moderne du Luxembourg, au Louvre-Abou Dhabi et à l’Institut du monde arabe (IMA), Louma a été nommée directrice de la fondation en décembre 2015. “J’ai très vite compris que j’étais plus faite pour partager que pour créer”, expliquait-t-elle dans le magazine du Monde. “Tout le monde a la clé de la Villa, c’est un lieu de vie plus que de travail”, se réjouit la nièce choyée.
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Elle s’est entourée d’artistes réputés à qui elle confié des commissariats d’exposition et a provoqué des échanges avec l’IMA et le musée MuCEM, à Marseille. “Ici, en Belgique, personne n’attend rien de l’Etat, explique Louma Salamé. Il faut se démener et faire preuve d’initiative.” “L'idée d'une fondation a germé en 1992, avec l'objectif d'encourager un nouveau dialogue entre l'Orient et l'Occident à travers la culture”, expliquait Louma quelques années plus tôt dans le journal Libération. La Villa Empain a déjà accueilli près de 800 000 visiteurs depuis son ouverture, reçoit des artistes en résidence et organise des visites collectives pour les communautés immigrées ou les réfugiés de Bruxelles. “Nous les recevons avec la même attention qu'un Premier ministre. C'est très important pour nous d'ouvrir ce lieu au plus large public possible”, insiste Louma. Elle veut “rendre au peuple” cette maison Art déco bâtie par un richissime industriel.
Celle qui a confié, en 2018 dans Les Échos, que “la découverte de l’art a été ma véritable naissance” organise l’exposition “Soleil Noir” qui se tiendra à la Villa Empain jusqu’au 19 mars 2027. Nul doute que, si elle en a le temps et malgré un agenda très chargé, Léa Salamé viendra la découvrir. Rappelons que, de 2017 à 2019 sur France 2 puis France 5, elle a présenté le magazine culturel Stupéfiant qui faisait la part belle aux arts plastiques. Et si Raphaël Glucksmann est élu président l’an prochain, pourquoi ne pas visiter la Fondation Boghossian en tant que Première Dame ?