Elle avait cinq ans lorsqu'elle a quitté Beyrouth pour Paris. Née au Liban, Léa Salamé s'est toujours dite fière de ses origines et de ce pays dont elle s'est exilée avec ses parents en pleine guerre civile, en 1984. Bien qu'installée en France depuis de longues années, la présentatrice du 20h de France 2 retourne régulièrement sur les terres de ses ancêtres. Et c'est avec inquiétude qu'elle suit l'actualité dramatique des derniers jours.
Depuis le 28 février dernier et le début de la guerre au Moyen-Orient, le Liban est attaqué par l'armée israélienne. Des positions du Hezbollah sont frappées, tout comme des lieux où pourraient se trouver des chefs des Gardiens de la Révolution iraniens dans la capitale libanaise, selon les autorités. À Beyrouth, plusieurs morts sont à déplorer, sans que des chiffres officiels soient avancés.
Pour Léa Salamé, comme pour les autres exilés libanais, la peur est bien présente. "Je suis au jour le jour la situation de ma famille et de mes amis, comme beaucoup de Français qui ont des attaches dans la région", a confié la compagne de Raphaël Glucksmann dans les colonnes du Parisien. Face à cette guerre intense, Léa Salamé se dit "particulièrement" touchée, "parce que le Liban, c'est [s]on histoire et [s]on enfance".
Fille de l'ancien ministre de la Culture Ghassan Salamé, Hala, de son prénom de naissance, a fui son pays de naissance avec sa sœur. "C’est une expérience de venir d’un pays en guerre. Pendant quinze ans, on a regardé tous les soirs le journal de 20 heures pour savoir comment évoluait le conflit là-bas où vivaient tant de nos proches", racontait d'ailleurs Louma Salamé au Parisien. Aujourd'hui, c'est sa sœur qui parle aux Français tous les soirs.
"Qui peut être insensible au sort des civils qui paient le prix de la guerre, que ce soit à Téhéran, à Beyrouth ou à Tel-Aviv ?", se demande la maman de Gabriel auprès de nos confrères. À des milliers de kilomètres de ce conflit, la journaliste le couvre quotidiennement sur l'antenne de France 2. Avec beaucoup de fierté. "Cela me rappelle surtout pourquoi notre métier de journaliste est important. Les images que nous diffusons au journal sont regardées bien au-delà de la France. Certaines arrivent jusque dans des pays où l’information n’est pas libre", affirme-t-elle.
D'ailleurs, la rédaction du JT de France Télévisions s'est "mobilisée" tout de suite après le début de la guerre. "Des reporters sont montés dans les premiers avions pour proposer le soir même une édition spéciale. La réactivité de l’ensemble de la rédaction de France Télévisions et du service international en particulier m’a impressionnée, reconnaît encore Léa Salamé. C’est la force du 20 Heures à l’heure de l’info continue : dans ces moments-là, les Français ont besoin de prendre le temps et d’avoir toutes les explications."
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