Le couperet est tombé. Ce dimanche 11 octobre, Raphaël Glucksmann a remporté, dès le premier tour, la primaire de la gauche avec un score sans appel de 66,13 % des suffrages exprimés. Le leader du mouvement Place publique surpasse ainsi très largement ses concurrents, à commencer par le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui n'a récolté que 14,48 % des voix. Derrière eux, Ségolène Royal réunit 7,62 % des votes, suivie d'Emmanuel Maurel (5,92 %) et de Jérôme Guedj (5,83 %).
Cette victoire officialise la place de l'essayiste et homme politique de 46 ans comme candidat dans la course à l'Élysée. Un succès qui réjouit ses partisans mais qui n'est pas sans conséquence pour sa compagne de longue date, la journaliste et présentatrice vedette Léa Salamé. En effet, le succès de Raphaël Glucksmann à gauche prolonge le retrait de l'animatrice du JT de 20h, des interviews et émissions politiques de premier plan. Une décision d'éthique personnelle et professionnelle qu'elle avait elle-même pris l'initiative d'appliquer lors des précédentes campagnes de son compagnon, évitant ainsi le moindre soupçon de conflit d'intérêts.
Pendant que la journaliste de Quelle époque ! met de côté sa carrière médiatique, une autre figure du milieu s'est permis de sortir du silence pour la soutenir. À l'issue de l'annonce des résultats de la primaire, c'est l'ancienne Première dame Valérie Trierweiler qui a pris la parole sur le réseau social X (anciennement Twitter) pour lui adresser un court message empli de bienveillance : “Pensées pour Léa Salamé”. Un clin d'œil loin d'être anodin ! Elle précise ensuite son propos : "Elle doit renoncer- en grande partie- à sa carrière professionnelle, la présentation du 20 heures. Et - en partie- à sa vie personnelle. Une campagne présidentielle est une lessiveuse. C’est violent."
L'ex-compagne de François Hollande, elle aussi journaliste, connaît mieux que personne l'immense difficulté de mener une carrière dans l'information tout en partageant la vie d'un homme propulsé au sommet de la scène politique. Elle-même confrontée à ce grand écart impossible lors de l'élection présidentielle de 2012, Valérie Trierweiler sait à quel point les sacrifices professionnels et les regards braqués sur la vie privée peuvent s'avérer lourds à porter pour une femme de médias.