Léa Salamé s’est exprimée pour la première fois sur son retrait du journal de 20 heures de France 2, annoncé fin août 2026, quelques minutes après l'officialisation de la candidature à la présidentielle de son compagnon, Raphaël Glucksmann. Ce dernier, fondateur de Place Publique, a annoncé sa candidature pour 2027 et sa participation à la primaire socialiste.
La journaliste de 46 ans est revenue sur cette décision forte au micro de RTL ce lundi 14 septembre : "Je ne vais pas vous mentir, ce n'est pas forcément facile mais cette décision, elle s'est imposée à moi. Elle s'est imposée à moi parce que les choses ont toujours été très claires et transparentes. J'avais dit dès le début que si jamais mon compagnon venait à être candidat à l'élection présidentielle, je me retirerais du 20h et c'est ce que j'ai fait quelques minutes après sa déclaration".
Un choix de transparence assumé pour protéger sa crédibilité et celle de la chaîne publique. "Je l'ai fait pour deux raisons au fond : d'abord pour ne pas abîmer le lien très particulier que j'ai avec des millions de téléspectateurs et d'auditeurs, que j'ai construit pendant des années, et parce qu'on est dans une période de défiance généralisée où les attaques sur les journalistes n'ont jamais été aussi grandes. Je ne voulais pas que le moindre soupçon pèse sur mon métier et sur mon travail et sur la rédaction de France Télé", a-t-elle détaillé à Marc-Olivier Fogiel.
Lui aussi, il en a fait des compromis
Maman du petit Gabriel (né en 2017), Léa Salamé a également confié que ce retrait professionnel a fait l'objet de longues discussions avec l'homme politique : "Bien sûr que j'ai eu mon mot à dire, comme dans tous les couples, on a beaucoup discuté. Surtout sur une décision comme ça qui coûte à la personne avec qui vous vivez, à vos enfants, à une famille en fait. Se présenter à la présidentielle, ce n'est pas neutre."
Une décision de retrait qui s'inscrit dans un équilibre trouvé au sein de leur couple : "La vérité, c'est que chacun prend ses responsabilités, c'est une décision qui est solitaire, même si on en parle en couple et ce qui compte dans un couple, pour que ça dure, il faut de l'amour, mais aussi du travail sur soi, il faut des compromis. Et là, il y a une forme de compromis mais il faut que ce soit équilibré, lui aussi il en a fait des compromis à des moments de ma carrière. Moi pendant dix ans, je partais aux aurores pour la matinale de France Inter et c'est lui qui s'occupait des enfants. Quand c'est équilibré, c'est acceptable."
Si Raphaël Glucksmann n'accède pas à l'Elysée en 2027, la journaliste a toutefois précisé qu'elle reprendrait les rênes du JT : "Quand il est candidat je m'efface, quand il ne l'est plus, je retrouve mon poste". En attendant, elle continuera d'animer l'émission à succès Quelle époque ! sur France 2, où elle n'aura pas d'invités politiques.