On ne présente plus le phénomène Léon Marchand ! Véritable héros des Jeux Olympiques de Paris 2024 où il est entré dans l'histoire en décrochant quatre médailles d'or individuelles ainsi qu'une médaille de bronze en relais sous les yeux ébahis du monde entier, le jeune athlète toulousain ne cesse d'aligner les victoires prestigieuses et d'accrocher les distinctions les plus convoitées à son cou. Ce parcours absolument doré et exceptionnel, le nageur prodige le doit à son talent brut, mais aussi à des heures de travail acharné et une discipline de fer au quotidien. Aujourd'hui âgé de 24 ans, le phénomène tricolore sait pourtant pertinemment que les années passent à une vitesse folle dans le monde du sport professionnel, et que les athlètes de très haut niveau prennent généralement leur retraite tôt.
Dans un entretien accordé au média Brut, à la question “C’est encore une passion aujourd’hui la natation ?”, le champion a confié avec une franchise rafraîchissante : “Oui, grave. Sinon, j’aurais arrêté. À partir du moment où je n’aurais plus envie, j’arrêterai. Ça reste un sport. Maintenant c’est mon métier mais je le vois quand même comme mon sport, comme quelque chose qui occupe une partie de ma vie. Au bout d’un moment, il va falloir… passer à autre chose.” Et justement, à ce sujet, Léon Marchand a déjà une petite idée de la voie dans laquelle il aimerait s'épanouir une fois le maillot de bain raccroché !
Celui qui vient de faire une apparition remarquée en collaborant avec le célèbre duo de musique électronique français The Blaze pourrait bien envisager d'embrasser pleinement une carrière dans la musique pour les années à venir. “C’est un projet la musique après ta carrière sportive ?” a ainsi questionné le journaliste de Brut. La réponse du roi des bassins ne s'est pas faite attendre : “Oui, pourquoi pas. J’aimerais beaucoup pouvoir sortir du son un jour, quand j’aurai peut-être plus de temps et peut-être, forcément, après ma carrière de natation.” Déjà attiré par le secteur, celui qui a commencé à s'intéresser de très près à la production et à pratiquer à ses heures perdues poursuit : “Pour l’instant je ne le fais pas vraiment pour ça. Je le fais parce que ça m’occupe, parce que c’est quelque chose que j’aime et qui me libère un peu. Mais plus tard, si j’ai le temps, je serai chaud.”
Une reconversion qui nous hâte déjà. Toutefois, que notre champion prenne son temps. La France ne dirait pas non à quelques autres médailles !