Le nom Renoir évoque immédiatement l’un des grands maîtres de l’impressionnisme. L'artiste est né à Limoges en 1841 et mort à Cagnes-sur-Mer en 1919. Il a laissé derrière lui des œuvres devenues incontournables, comme Le Bal du moulin de la Galette, Le Déjeuner des canotiers ou encore La Balançoire. Plus d’un siècle après sa disparition, son héritage continue donc de vivre, notamment auprès d’une descendante qui a choisi un tout autre univers professionnel : celui des médias. Cette descendante, c’est Pauline Renoir, journaliste et présentatrice à BFM Nice Côte d’Azur.
Elle est en réalité l’arrière-arrière-petite-fille du célèbre peintre. Un lien familial qui prend une dimension particulière puisqu’elle est elle-même très investie dans la préservation de son héritage. Cette Niçoise a grandi à Cagnes-sur-Mer, où se trouve justement l’ancienne maison de son illustre aïeul, devenue le musée Renoir. Pauline Renoir est journaliste-présentatrice à BFM Nice Côte d’Azur, où elle travaille depuis septembre 2021. Avant de rejoindre la chaîne locale, elle a construit son parcours entre radio et télévision. Diplômée de l’Institut français de presse, où elle a étudié de 2014 à 2016, elle a d’abord multiplié les expériences au sein de Radio France et de RFI. Elle a notamment travaillé pour France Info, France Inter et France Bleu, avant de rejoindre RFI comme journaliste reporter en 2016. Elle a ensuite poursuivi son activité au sein de Radio France, notamment pour France Culture, France Inter et France Bleu Azur, avant de prendre ses fonctions à BFM Nice Côte d’Azur. Son profil LinkedIn la présente aujourd’hui comme journaliste TV et présentatrice au sein de la chaîne.
Au-delà de son métier, Pauline Renoir s'est donnée une mission : veiller à la préservation de l'héritage familial. Un lien qui explique notamment son attachement au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer, installé dans l’ancienne maison du peintre. "C'est un endroit où je vais depuis toute petite. Je suis niçoise, mais j'ai grandi à Cagnes. et c'est un endroit très familier qui me tient à cœur", confie-t-elle à Nice-Matin. Son père l’a également sensibilisée à la transmission de cette histoire : "Nous sommes peu de représentants de la famille en France, mon père m'a toujours éduquée dans la préservation de cet héritage, dans l'intérêt pour le peintre, pour son œuvre et l'histoire de la famille." Alors forcément, le cambriolage du musée, survenu le 8 septembre 2026, a pris pour elle une dimension toute particulière. Quatre tableaux avaient été dérobés, dont deux ont depuis été retrouvés. "J'ai vécu comme une agression. J'étais sidérée en colère. Au-delà du vol de ces tableaux je l'ai vécu comme une intrusion dans un endroit très cher à mes yeux. C'était la maison de l'artiste. C'est devenu un musée en 1980, mais c'est un endroit tellement chaleureux, sympathique, préservé dans l'âme et le quotidien de Renoir que j'ai eu l'impression qu'on cambriolait chez moi !", confie-t-elle. Une réaction forcément très personnelle pour cette journaliste qui, bien au-delà de son célèbre patronyme, reste profondément liée à la mémoire de son illustre ancêtre.