Sur les parquets de la prestigieuse ligue américaine, Joakim Noah aura marqué toute une génération par sa hargne, son sens du collectif et son charisme légendaire. Sélectionné à deux reprises pour le NBA All-Star Game sous le maillot des Bulls de Chicago et sacré meilleur défenseur de l'année en 2014, le basketteur de 41 ans a définitivement raccroché ses baskets après une ultime pige chez les Clippers de Los Angeles. Mais pas question pour l'époux du mannequin Lais Ribeiro de profiter de sa retraite sportive pour rester les bras croisés ! L'ancien joueur vedette a décidé de donner une trajectoire profondément humaine et engagée à sa seconde vie professionnelle.
En tournant la page du sport de haut niveau, le fils du mythique champion de tennis Yannick Noah et du mannequin suédois Cécilia Rodhe a choisi d'investir massivement là où bat le cœur de son histoire : sur le continent africain. Une décision logique pour celui dont les racines s'étendent de la France aux États-Unis en passant par le Cameroun, et qui souhaite désormais utiliser son influence pour faire bouger les lignes du sport international.
Pour concrétiser cet engagement, Joakim Noah s'est entouré d'un parterre de légendes. Aux côtés d'anciennes superstars de la NBA, il est devenu l'un des investisseurs majeurs de la Basketball Africa League (BAL). Une compétition de haut niveau qui rassemble 12 équipes issues de 12 pays africains différents. Et pour l'ancien joueur des Knicks de New York, ce projet résonne profondément avec l'histoire des siens. “C'est quelque chose qui était très important pour moi à bien des niveaux. Je retournais en Afrique une fois par an depuis que j'étais enfant pour des voyages en famille, pour aller rendre visite à mon grand-père, à mon arrière-grand-mère. Donc, mon héritage était là au Cameroun. [...] Je savais que la BAL en tant que plate-forme serait certainement une source d'inspiration… Cela me ramène à mon héritage familial, avoir un pont de pouvoir avec des gens de ma famille en Amérique et de pouvoir relier les points au continent. C'est quelque chose de très spécial. Plus qu'une simple ligue de basket. Je savais que ce serait quelque chose d'unique et de spécial à bien des niveaux.” confie-t-il à Andscape
Au-delà de l'aspect sentimental, l'objectif principal de cette ligue moderne est de transformer radicalement le regard porté sur la jeunesse africaine et de lui offrir des infrastructures à la hauteur des talents. “Cette ligue donne aux enfants un système de croyances où ils se disent : 'Je n'ai pas à quitter le continent. Je n'ai pas à quitter mes racines. Je n'ai pas à quitter ma famille pour faire partie d'une entreprise en pleine croissance, d'un écosystème en pleine croissance, qui va continuer à croître à tous les niveaux.' Maintenant, les enfants africains n'ont plus à penser à aller en Amérique. Ils peuvent simplement regarder de beaux stades, de beaux terrains et les avoir dans la mère patrie. Et c'est un message très, très fort, non seulement pour les gens du monde entier, mais aussi pour les Africains.” explique-t-il. Une superbe initiative qui prouve que l'héritage d'un champion dépasse largement les limites d'un terrain de basket !