Il y a un peu plus d'une décennie, le parcours de Laurent Ournac prenait un tournant radical. Révélé au grand public en 2005 dans l'émission de téléréalité Mon incroyable fiancé, le comédien s'est métamorphosé physiquement au fil des années. À l'époque, la star pesait 145 kilos et souffrait d'une obésité morbide très lourde à porter au quotidien. Conscient des risques majeurs pour sa santé et désireux de voir grandir ses enfants, Capucine et Léon, nés de ses amours avec son épouse Ludivine, le père de famille savait pertinemment qu'il devait impérativement se prendre en main.
Avant d'envisager une solution drastique, il a tenté à de multiples reprises de suivre de nombreux régimes stricts, mais le verdict était cruellement le même : à chaque fois, il finissait par reprendre le poids perdu, victime du terrible effet yoyo. Face à cette impasse, Laurent Ournac a finalement pris la décision de subir une intervention chirurgicale lourde pour régler durablement son problème. Le comédien a ainsi opté pour une sleeve gastrectomie, une opération qui consiste à retirer les deux tiers de l’estomac pour en réduire drastiquement la taille. Très rapidement, les résultats ont été spectaculaires et Laurent Ournac a réussi à perdre énormément de poids, passant enfin en dessous de la symbolique barre des 100 kilos. Cependant, si cette intervention offre un coup de pouce indéniable, elle ne constitue en rien un remède miracle ou définitif.
Comme le révèle l'acteur dans une interview pour Télé Magazine, stabiliser son corps sur le long terme est un défi quotidien et particulièrement éprouvant. Interrogé sur sa situation actuelle, l'interprète de l'emblématique Tom Delorme dans Camping Paradis avoue sans détours que les années qui passent n'effacent pas la maladie : "Le poids reste un combat permanent pour moi. L'obésité est une maladie qu'on ne soigne pas". L'acteur de 46 ans explique que la médecine évolue et que "désormais, des traitements à base d'injection peuvent être mis en place", mais qu'il refuse d'abdiquer face aux difficultés.
Vivre avec cette pathologie implique d'accepter des variations visibles, une situation parfois lourde à porter lorsque l'on passe sa vie devant les caméras de télévision. "On me voit prendre et perdre d'une saison à l'autre", regrette le comédien. Une alternance de hauts et de bas qui reste difficile à gérer psychologiquement pour le collègue de Patrick Guérineau et Géraldine Lapalus. "Je compose avec ça, mais c'est d'autant plus difficile quand on fait un métier d'image. Je n'aime pas me revoir quand je grossis", conclut-il avec sincérité. Une prise de parole courageuse pour un combat qui l'est au moins autant.
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