Invité de Maïtena Biraben dans le dernier numéro du podcast Mesdames Médias, Serge Lama s’est confié avec pudeur et sincérité sur sa relation avec son épouse, Luana Santonino, qu’il a épousée en février 2021. “Luana est votre troisième femme. C'est la première fois que vous vivez avec une femme ?”, lui demande l’animatrice. À cette question, le chanteur répond sans détour : “C'est la première fois. J'ai vécu un peu avec Michèle (sa deuxième épouse qui est décédée en 2016 d'un AVC) mais je partais tout le temps. On a passé une vie où on vivait quand même ensemble quand je revenais, mais je revenais peu. Je suis celui qui fuit, je suis celui qui court et je suis celui qui va au devant.” Une confession lucide, à l’image d’un artiste longtemps emporté par le rythme effréné de sa carrière, lui qui pouvait enchaîner plus de 200 dates de concerts par an.
Entre Serge Lama et Luana, l’histoire ressemble à un coup de foudre contrarié, survenu il y a vingt-cinq ans, auquel ils ont d’abord tenté de résister. “On essaye de résister. Je pense que Luana aussi a essayé de résister. Moi, j’ai essayé, mais le destin a dit : ‘Non. Vous ne résistez pas ! Vous allez faire ça !’ On a fait ça et on s’aime comme au premier jour, vraiment, et ça c’est rare”, a-t-il confié avec une émotion palpable.
Lorsque la présentatrice l’interroge sur leur différence d’âge — “Avec Luana, vous avez 35 ans de différence. Ça vous inquiète parfois ?” — Serge Lama répond avec franchise : “Pour elle, oui. D’ailleurs, dans mon disque d’avant, je lui avais écrit une chanson Pourquoi aimer un vieux. Je regrette de ne pas avoir pu chanter cette chanson-là sur scène, car je sais que je l’aurais bien fait.” Pour rappel, leur rencontre remonte à 2002, lors d’une séance de dédicaces en Suisse. Luana n’était alors qu’une admiratrice parmi tant d’autres, mais elle avait glissé au chanteur un mot poétique qui l’avait profondément marqué.
Aujourd’hui encore, les amoureux cultivent cette intimité précieuse, faite de gestes simples et délicats. Chaque matin, Luana découvre un poème que Serge Lama lui a écrit la veille. “Tous les soirs, je lui écris un poème qu’elle retrouve le matin. (…) Ça finit toujours par ‘Je t’aime, ma blême’. (…) Ça peut être entre quatre et huit vers, ça dépend de ce qui se passe dans ma tête”, a expliqué l’artiste, qui a récemment publié un album intitulé Poètes. Et d’ajouter, avec une tendresse presque verlainienne : “Elle a quelque chose d’une âme ‘blême’, comme dirait Verlaine. Ces âmes insaisissables”.
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