Il y a des réussites qui prennent une saveur particulière lorsqu’une personne chère n’est plus là pour les voir. Lou Elsener vient d’en faire l’expérience. Suivie par 2,6 millions de personnes sur Instagram sous le pseudonyme Loulou Kitchen, la créatrice de contenu culinaire a découvert avec émotion les quatre pages que lui consacre le magazine ELLE. Une première dont elle n’a pas tardé à faire profiter sa communauté.
Sur Instagram, elle s’affiche tout sourire, assise dans un escalier, magazine entre les mains. “Mamie, maman J’AI 4 PAGES DANS LE ELLE”, écrit-elle en légende, avant de remercier le magazine pour ce “bel article” et “ceux qui [lui] font confiance depuis le début”. Une publication qui a rapidement suscité les félicitations de ses proches et de nombreuses personnalités du monde de la cuisine et des réseaux sociaux. Mais derrière l’enthousiasme, l’émotion n’est jamais très loin. En story, Lou Elsener a dévoilé l’article et s’est arrêtée sur les quelques lignes consacrées à son parcours. ELLE la présente notamment comme une influenceuse culinaire qui élabore des plats avant de les déguster face caméra, avec “un truc en plus” et un enthousiasme qui transforme ses vidéos en petits événements.
Une description qui contient même un clin d’œil à Aya Nakamura, puisque le magazine compare Loulou Kitchen à “ce qu’Aya Nakamura est à la musique : un phénomène pop fédérateur et délicieusement addictif”. “La petite réf à Aya ce n’est pas pour me déplaire mdr”, a réagi la principale intéressée, visiblement ravie. Ce numéro marque surtout une étape très concrète dans la carrière de la jeune femme. Elle se filme ainsi en train de feuilleter les pages qui lui sont consacrées, encore étonnée de se voir dans un magazine. “Commence à rien comprendre la petite de me voir dans un magazine ou sur mes livres”, plaisante-t-elle. Une manière légère de mesurer le chemin parcouru depuis ses premières publications sur les réseaux sociaux. Car derrière Loulou Kitchen, il y a désormais bien plus qu’un compte Instagram.
Au milieu de cette journée de célébration, une phrase publiée en story a pourtant donné une tout autre dimension à cette première. En découvrant le portrait qui lui est consacré, Lou Elsener a eu une pensée immédiate pour sa grand-mère, Chantal Nobel. “Ma grand-mère aurait été trop fière de le lire”, écrit-elle, avant d’ajouter “abonnée fidèle”. Chantal Nobel s’est éteinte le 30 avril dernier à Ramatuelle, à l’âge de 77 ans. Sa fille, Anne-Charlotte Julian, avait alors annoncé qu’elle était partie paisiblement, entourée de ses proches, après être restée “combative jusqu’au bout”. L’actrice avait marqué les téléspectateurs dans les années 1980 avant qu’un grave accident de voiture, survenu alors qu’elle se trouvait avec Sacha Distel, ne vienne brutalement interrompre sa carrière.
C’est à la suite de sa disparition que le grand public a découvert que Loulou Kitchen était sa petite-fille. Un lien familial que Lou Elsener n’avait jusque-là jamais utilisé pour construire sa notoriété. Après les obsèques, elle avait expliqué avoir volontairement gardé le silence durant plusieurs jours afin de protéger sa famille. “Je faisais semblant sur les réseaux parce que je ne pouvais pas l’annoncer, vu que je voulais vivre ça avec ma famille et attendre de l’enterrer”, avait-elle notamment confié. La créatrice de contenu avait également tenu à mettre les choses au clair face à ceux qui imaginaient que le nom de sa grand-mère avait pu jouer un rôle dans son succès. “Je n’ai jamais surfé là-dessus”, avait-elle rappelé. Selon elle, seules quelques personnes connaissaient jusqu’alors leur lien de parenté.
Lou Elsener ne renie évidemment pas pour autant l’héritage de Chantal Nobel, dont elle s’est toujours dite fière. Elle refuse simplement que sa réussite soit ramenée à celle de sa grand-mère. Voilà pourquoi ces quatre pages dans ELLE ont forcément une résonance particulière. Quelques mois seulement après avoir perdu sa grand-mère, Loulou Kitchen franchit une nouvelle étape professionnelle qu’elle aurait aimé pouvoir partager avec elle. Et si Chantal Nobel n’est plus là pour feuilleter le magazine, sa petite-fille semble savoir exactement quelle aurait été sa réaction : celle d’une grand-mère “trop fière” de la voir ainsi mise à l’honneur.