Dans Deviens génial, en salle depuis le 17 juin dernier, Manu Payet incarne un professeur d’espagnol qui se fait passer pour un professeur d’allemand afin de pouvoir se rapprocher de sa fille.
De son côté, le père de Jonie a connu une scolarité particulière en raison d’un trouble qui ne lui avait pas été diagnostiqué.
C’est à 50 ans que Manu Payet a enfin pu comprendre une grande partie de son comportement. "J’aurais aimé le savoir à l’époque, ça m’aurait servi à moi et à mes parents au moment où j’étais face, justement, à des professeurs", avait-il confié à La Tribune Dimanche le 14 juin dernier, en révélant avoir récemment passé le test lui permettant aujourd’hui d’affirmer faire partie des personnes atteintes d’un TDAH, soit un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. "Je suis TDAH ! J'ai passé le test récemment, et je le suis à fond", avait-il affirmé.
Face à Nathalie Renoux pour M6 Info, celui qui est né très prématuré a bien voulu revenir sur ce trouble qui survient souvent pendant l’enfance. Il s’est notamment exprimé sur la raison qui l’a poussé à se faire diagnostiquer si tardivement. C’est "sur les conseils d’une amie" que Manu Payet a décidé de passer le test afin de déterminer s’il souffrait ou non de ce trouble. Ce sont les propos de l’acteur qui ont alerté sa camarade.
"J’ai dû arriver ce jour-là exaspéré par moi-même au rendez-vous que j’avais avec mon amie. Elle m’a dit : 'Va te faire tester, peut-être que ça s’explique finalement'", a-t-il confié après avoir révélé qu’il lui arrivait notamment d’oublier très régulièrement ce qu’il voulait faire sur le moment. Un exemple parmi tant d’autres qui ont interpellé son amie et l’ont poussé à se faire diagnostiquer.
Cette révélation ne l’a pas drastiquement changé, mais elle a permis à l’ex-mari de Géraldine Nakache d’être moins sévère envers lui-même et d’enfin mettre un terme sur ce qu’il vit quotidiennement. "Je ne suis pas devenu un nouvel homme. Je ne suis pas venu en volant ! Mais cela dit, je suis un peu plus indulgent avec moi-même depuis. Donc quand j’ouvre à nouveau la porte 25 fois parce que j’oublie toujours, je souris." Celui qui ne pensait pas pouvoir donner la vie est désormais heureux de mieux se comprendre, de pouvoir l’expliquer et de porter un regard plus compréhensif sur son comportement.
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