Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Koh-Lanta
Pékin Express
Mariés au premier regard
Télé Réalité
Danse avec les Stars
L'Amour est dans le pré
Les Anges
Demain nous appartient
Plus Belle la Vie
Les Marseillais
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Mort de Moebius, alias Jean Giraud : Obsèques jeudi à Paris

Réactualisation : Moebius, alias Jean Giraud nous quittait le 10 mars 2012 à l'âge de 74 ans. Le grand maître de la bande dessinée sera enterré le jeudi 15 mars à 15h en la basilique Sainte-Clotilde du VIe arrondissement de Paris. Un dernier hommage vibrant lui sera ainsi rendu en présence de ses proches et de toutes les personnes qui admiraient le créateur de génie qu'il était.

Le 11 mars 2012, nous écrivions : En 1858, le mathématicien allemande August Ferdinand Möbius donnait son nom au ruban de Möbius, une construction mathématique devenue l'image de l'infini. Cent-cinquante ans plus tard, Jean Giraud est mort des suites d'une longue maladie - mais Moebius, son pseudonyme, est condamné à vivre éternellement.

Né en 1938, Jean Giraud se passionne pour les cowboys et les Indiens à l'adolescence. Après une formation à l'école des Arts Appliqués et son service militaire en Algérie, il travaille pour les magazines Spirou et Pilote, où il imagine le célèbre lieutenant Blueberry.

Après avoir claqué la porte de Pilote, Jean Giraud écoute sa fascination pour les étoiles et se lance dans la science-fiction underground. Devenu Moebius, il imagine avec Alejandro Jodorowsky L'Incal, un mystérieux être surpuissant et scindé en deux entités, L'Incal Noir et L'Incal blanc. L'année dernière, Moebius expliquait : "J'ai deux pôles, deux gestes. Quand je suis dans la peau de Moebius, je dessine en état de transe, j'essaye d'échapper à mon moi".

Annoncé sur Twitter par un proche de la famille, le décès du dessinateur de bande-dessinée a retourné tous les esprits marqués par l'imaginaire inclassable de l'artiste. Benoît Mouchart, directeur artistique du célèbre festival international de la BD d'Angoulême, n'hésitait pas à rendre un vibrant hommage à Moebius : "La France perd l'un de ses artistes les plus connus dans le monde. Au Japon, en Italie, aux Etats-Unis, c'est une incroyable star, qui a influencé la BD mondiale. (...) Je pèse mes mots : Moebius restera dans l'histoire du dessin, au même titre que Dürer ou Ingres (...) C'était un artiste dont la dimension dépassait de très loin l'univers de la BD, un Maître comme on le dit en peinture, qui a créé une école et cherché toute sa vie à déconstruire son propre style, à se réinventer. (...) Jamais Manara, Enki Bilal, Hermann ou Juillard ne dessineraient comme ils le font si Moebius n'avait pas existé".

Gilles Ratier, secrétaire général de l'Association des critiques de BD (ACBD), confirmait que "toute la profession est sous le choc, totalement effondrée, même si on savait qu'il était gravement malade". Le dessinateur Boucq revenait sur le "réel talent humoristique dont il faisait encore largement preuve à l'égard des infirmières quand je l'ai vu il y a quinze jours sur son lit d'hôpital".

Jean-Claude Mézières, créateur de la série BD Valérian et Laureline et ancien camarade à l'école des Arts appliqués, a confié que le jeune Moebius "était un fou de dessin. Il passait sa vie sur le papier. (...) Quand nous étions à l'école et qu'il nous montrait son carnet de croquis, on savait. On savait qu'il avait ce talent, cette intuition géniale, dans la tête et jusqu'au bout des doigts". Frank Margerin, auteur de la série Lucien, continue : "Jean aimait plus que tout dessiner et maîtrisait totalement son art, il avait toujours sur lui un petit carnet dans lequel il griffonnait de purs chefs-d'oeuvre avec une facilité".

L'artiste brésilien Paulo Coelho, qui avait collaboré avec Moebius sur le roman L'Alchimiste (1995), rendait certainement le plus hommage au dessinateur : "Le grand Moebius est mort aujourd'hui, le grand Moebius est encore vivant (...) Ton corps est mort ce jour mais ton travail reste plus vivant que jamais".

Pour le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez, "Jean Giraud a fait de la bande dessinée un art universel, sans frontières, qui touche par-delà les mots, les langues et les moeurs (...) il restera pour moi un dieu vivant de la bande dessinée". Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand explique de son côté qu'avec la mort de Jean Giraud alias Moebius, "ce sont deux grands artistes que nous perdons (...) Par son rayonnement et ses fulgurances, il fit de la bande dessinée ce 9e Art qui a accompagné mon existence (...) Moebius, nom venu d'ailleurs, comme d'une autre galaxie, et qui semblait appartenir lui-même à cet autre univers qu'il ne cessait d'explorer d'album en album, un univers fantastique, onirique, d'une beauté prenante et troublante à la fois. L'univers d'Arzach et de l'Incal". Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande a lui-aussi exprimé sa tristesse à l'annonce de la mort de "cet artisan de rêves. (...) Après Giraud, l'oeil voit le monde autrement".

En 2011, la toute première rétrospective dédiée à Moebius était organisée à la Fondation Henri Cartier-Bresson, et retraçait le parcours de cet artiste extraordinaire dont les créatures hanteront encore longtemps l'imaginaire collectif.

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel