Comment va Nicolas Demorand ? C'est la question que les auditeurs de France Inter se posent depuis plusieurs jours... A la tête de la matinale de la radio publique avec à ses côtés Benjamin Duhamel depuis la rentrée dernière, suite au départ de Léa Salamé pour le JT de 20 heures de France 2, Nicolas Demorand est absent. Jusque là, aucune nouvelle du journaliste de 54 ans n'avaient été données mais Adèle Van Reeth, directrice de la radio publique, vient de s'exprimer sur le sujet dans une interview accordée au Parisien. Un entretien accordé suite à la publication des dernières audiences radio qui ont révélé que France Inter a perdu 460 000 auditeurs depuis la rentrée.
"De 7 heures à 9 heures, Nicolas Demorand est absent depuis plusieurs jours. Pourquoi ?", demande très simplement mais aussi très directement le Parisien à Adèle Van Reeth. "Nicolas a besoin de repos. Pour lui permettre de se reposer sereinement, Philippe Corbé et moi avons demandé à Florence Paracuellos d’être disponible jusqu’aux vacances de Noël pour assurer la présentation de la grande matinale, au cas où. Mais Nicolas reviendra dès qu’il se sentira de nouveau en forme. Nous pensons tous beaucoup à lui", répond-t-elle, sans en dire plus sur la vraie raison de l'absence de Nicolas Demorand, pour le préserver sans aucun doute.
S'il a longtemps caché être bipolaire, Nicolas Demorand a choisi de briser ce tabou en mars dernier en publiant son livre Intérieur nuit dans lequel il révèle sa maladie. "Les évènements racontés dans ce livre se déroulent sur plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, je me suis tu. Aujourd'hui, j'écris en pensant à toutes celles et ceux, des centaines de milliers, peut-être des millions, qui souffrent en silence du même mal", peut-on lire sur la couverture de l'ouvrage.
"C'est une maladie qui vous dépossède d'une partie de vous-même" avait-il confié au micro de RMC. Après avoir expliqué en quelques mots ce qu'était la bipolarité ("L'humeur varie de manière très forte et très régulière"), Nicolas Demorand était revenu sur son propre diagnostic posé il y a huit ans à l'hôpital Saint-Anne de Paris : "Je suis bipolaire de type 2, c'est plutôt du côté de la dépression." Le journaliste de France Inter précisait que la bipolarité de type 1 se caractérise davantage avec "des phases d'explosivité".
En découvrant ce trouble qui l'affectait depuis de longues années, Nicolas Demorand a eu du mal à l'accepter. Et pour cause, "c'est une maladie dont on ne guérit pas, qui vous suit, vous harcèle". Aujourd'hui, le plus important pour lui, c'est que la société reconnaisse la bipolarité comme une vraie maladie mentale, et non une "maladie imaginaire".
Nous souhaitons un prompt rétablissement à Nicolas Demorand et espérons, comme tous les auditeurs de France Inter, le retrouver prochainement aux commandes la matinale.

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