C'est le 4 novembre dernier que la voix de Nicolas Demorand a été entendue pour la dernière fois sur les ondes de France Inter. Voilà maintenant plus de deux mois que le journaliste et animateur de 54 ans s'est mis en retrait. Rappelons qu'il avait révélé l'an dernier être atteint de bipolarité, un trouble qui rend son quotidien "atrocement dur", comme l'avait révélé son acolyte Léa Salamé. Depuis, au micro de la matinale de France Inter, les auditeurs retrouvent Florence Paracuellos, qui officie au sein de la station de radio depuis 25 ans maintenant. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle semble très appréciée.
Auprès du Parisien, la journaliste se livre : "J’ai remplacé Nicolas Demorand pendant les vacances de la Toussaint. Le lundi de la rentrée, la direction me rappelle : Nicolas ne va pas bien, donc tu seras à l’antenne jusqu’à vendredi. Puis on m’a dit : 'En fait ce sera pour deux semaines encore'. Et très vite on m’a fait comprendre que ça serait jusqu’aux vacances de Noël." Et finalement, Florence Paracuellos "a promis d'assurer l'intérieur jusqu'aux vacances de février", comme l'indique le quotidien. Mais une chose est sûre : à son départ, elle manquera à la matinale. Tout d'abord aux auditeurs puisque, selon des chiffres que Médiamétrie doit publier le 13 janvier au matin mais que nos confrères du Parisien semblent avoir consulté, France Inter a vu ses audiences rebondir en novembre/décembre après une rentrée décevante.
Par ailleurs, dans les locaux de la radio, Florence Paracuellos fait l'unanimité. "Florence est futée. Elle a beau avoir les dépêches AFP sous le nez, elle arrive à prendre de la distance et comprendre immédiatement les enjeux, ce qui donne ce regard acéré remarqué à l’antenne", déclare Fabienne Sintès, aux commandes du 18/20 heures. Pour son camarade de la matinale Benjamin Duhamel, pluie de compliments également : "Elle a réussi à s’emparer de la matinale avec une aisance qui m’a bluffé. Son ton plaît aux auditeurs. C’est très agréable de travailler ensemble, car elle sait penser contre elle-même." Enfin, Mickaël Thébault, son rédacteur en chef, valide lui aussi : "C’est une journaliste absolument formidable : elle est très fine, très exigeante, simple et ça, c’est une énorme qualité que l’auditeur perçoit. Elle a un humour décapant."
Florence Paracuellos pour remplacer Nicolas Demorand, un pari gagnant. Et pourtant, rien n'était joué. En effet, elle n'est pas le moins du monde intéressée par cet univers de gloire et de lumière. "Je détesterais qu'on me reconnaisse dans la rue", avoue-t-elle, toujours au Parisien. "Elle a toujours refusé de nous accompagner dans les talk-shows les lendemains de bonnes vagues d'audience", se souvient de son côté Léa Salamé. De son côté, son ex-collègue Marc Fauvelle, qui officie aujourd'hui sur BFMTV, ajoute : "Elle a toujours dit qu’elle ne voulait pas de cette vie-là. Mais celle qui sent si bien le pays résistera-t-elle si on lui propose de rempiler jusqu’à la présidentielle de 2027 ? C’est difficile de refuser l’appel de la patrie." Enfin, Florence Paracuellos conclut : "Je ne me sens pas prisonnière. Je suis très consentante. France Inter, c’est ma maison depuis 25 ans. Quand on a besoin de moi, je suis là. Je tiens énormément à cette radio, surtout en ces moments difficiles. Mais j’aspire toujours à retrouver une vie diurne." En attendant, c'est au micro de la matinale de France Inter qu'on la retrouve !
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