C’est une prise de parole inattendue et qui va certainement permettre de faire évoluer positivement la discussion sur les maladies mentales. Atteint d'une maladie qui touche entre 1 % et 2,5% de la population française, Nicolas Demorand a décidé de s’ouvrir sur la maladie qui lui a été diagnostiquée il y a 8 ans, à savoir la bipolarité. Avec son livre Intérieur nuit (Les Arènes), le journaliste qui présente la matinale de France Inter aux côtés de Léa Salamé a voulu revenir sur ce combat du quotidien.
Depuis, Nicolas Demorand n’hésite pas à s’exprimer sur la maladie qui le touche et espère que sa prise de parole fera évoluer les mentalités. Sur le plateau de l'émission Quelle Époque !, le journaliste a été pris par l'émotion face à Léa Salamé au moment d’évoquer la question d'un psychiatre qui lui demandait “Est-ce que vous avez déjà été heureux depuis dix ans ?”. "C'est une question qui m'a foudroyé à laquelle depuis plus de dix ans je n'ai pas de réponse mais ce qui a changé désormais c'est que je sais que je vais la trouver”, a lâché l’animateur de 54 ans.
Depuis la sortie de son livre, Nicolas Demorand n’hésite pas à donner du sien et récemment, il s’est rendu dans une librairie de Bordeaux pour y rencontrer des lecteurs. Un moment capté par les caméras de l'émission matinale de TF1 Bonjour !, qui rapporte des images de cette séance de dédicaces dans son émission du 20 mai. Nicolas Demorand, épaulé par Léa Salamé depuis l'annonce de sa maladie, qui se décrit avec humour comme une “rock star de la bipolarité” a tenté tant bien que mal de signer les exemplaires de son livre aux lecteurs. En effet, comme l’explique le journaliste Paul Larrouturou, le matinalier de France Inter “s’énerve contre lui-même parce qu’avec son stylo, il n’arrive pas à écrire ‘Nico’”.
“Je ne peux pas écrire, effectivement, parce que l’un des effets secondaires du lithium que je prends, c’est de faire trembler”, dévoile l’homme de radio, qui a trouvé la parade en utilisant des tampons pour dédicacer ses livres. On le voit ensuite tenter tant bien que mal de signer au stylo les exemplaires d’Intérieur Nuit ramenés par les lecteurs. “Moi, maintenant, je dis que je tremble parce que je prends des médicaments contre ça, alors qu’avant j’essayais de tenir mes mains. Maintenant je tremble et je m’excuse de ne pas pouvoir écrire, mais je suis devenu artiste du coup”, conclut le journaliste avec humour en montrant ses fameux tampons de toutes les couleurs.
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