Interrogée par Marie Portolano dans La Maison des Maternelles le 4 juin dernier, Olivia Ruiz a évoqué avec sincérité sa relation fusionnelle avec son fils Nino. La chanteuse raconte notamment une discussion qui l'a profondément marquée : “J'ai une copine chanteuse dans le quartier qui me disait: 'j'ai déménagé parce que je ne peux plus passer dans toutes ces rues maintenant qu'il est grand et qu'il n'est plus là’.” Une phrase dans laquelle elle se projette déjà, "je me disais que justement je pourrais revoyager, faire des choses que j'adore, donc je me prépare psychologiquement”, confie-t-elle avec une légère angoisse, bien que son fils n'ait que 10 ans.
Cette sensibilité, Olivia Ruiz l'assume totalement, “j'ai pleuré à son entrée au CM2, j'étais la seule maman à pleurer, la honte”, a-t-elle raconté en riant face à Marie Portolano. Une peur du temps qui passe qui explique aussi son récent choix de vie. Comme elle l'a révélé à La Tribune Dimanche le 26 avril dernier, l'artiste est partie s'installer pendant trois mois en Espagne avec son mari et leur fils avant son entrée au collège. Le déclic ? Une statistique qui l'a bouleversée : "J'avais lu que 75 % du temps qu'un parent passe avec son enfant a lieu avant ses 12 ans. D'un coup, je me suis demandé : "Si je sacrifie ce temps-là, est-ce que je vais le regretter ?" Alors, la chanteuse a mis ses tournées et son quotidien parisien entre parenthèses pour profiter pleinement de ces précieux mois en famille.
Consciente que les années passent à toute vitesse, la romancière et chanteuse a donc récemment décidé de s'offrir du temps en famille. Avec son compagnon Nicolas Preschey et leur fils Nino, la chanteuse s'est installée pendant trois mois en Espagne. Un projet qui avait aussi une dimension symbolique pour l'artiste, petite-fille d'exilés espagnols ayant fui le franquisme. Après avoir hésité entre Barcelone, Séville et Madrid, c'est finalement la capitale espagnole qui a remporté tous les suffrages. Une expérience qui a inspiré son troisième roman, ¡Vamos!, et qui lui a permis de savourer un quotidien plus léger. “Ici, tout est plus naturel, personne ne me reconnaît", confiait-elle. Entre écriture, découvertes et moments privilégiés avec les siens, Olivia Ruiz a profité pleinement de cette parenthèse enchantée avant de retrouver la France et le rythme de sa vie habituelle.
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