Dans une vidéo publiée ce vendredi 24 juillet sur Youtube, Olivia Ruiz s’est mise à nu devant la caméra. Comme à son habitude, elle évoque son passé, son présent et son avenir de façon naturelle, honnête et sans langue de bois. À la question toute simple d’Elsa Wolinski “Comment vous vous sentez dans votre peau à 46 ans ?”, sans détour, Olivia Ruiz répond : "J'ai l'impression d'être restée bloquée à la petite rondelette de mes 12 ans, qui souffre, embêtée par les copains à l'école. Y'a un truc qui me replonge dans ces moments de l'adolescence qui sont tellement violents avec tout qui bouge et plus un seul repère face au miroir. Ca me remet un peu dans ce truc-là." La journaliste rebondit alors sur la dysmorphophobie, un trouble mental qui pousse une personne à percevoir certains aspects de son apparence de manière déformée ou à être excessivement préoccupée par des défauts physiques parfois minimes ou qui ne sont pas apparents, dont la chanteuse souffre. Elle rappelle également qu'Olivia Ruiz a souvent évoqué le harcèlement scolaire subi durant son enfance et la chanteuse confirme que "oui, c'est fou comme ça transforme une personnalité. Moi j'ai vraiment l'impression qu'il y a un avant harcèlement scolaire et un après. Comme si j'étais libre, joyeuse et qu'on m'avait un peu cassé, enlevé un petit boulon de la légèreté".
La journaliste lui demande ensuite si ces blessures ressurgissent encore aujourd'hui malgré son profil de femme libre qu'elle aime montrer et défendre, et la réponse de l'artiste et écrivaine est simple : "oui parce que je ne sais pas si j'allais mieux ou si j'avais moins le temps d'y penser. Je suis dans la conquête de la liberté, je reste une conquistador face à ses démons, je leur fais souvent fermer leur bouche. Par exemple je me gronde quand je commence à avoir une idée sombre devant le miroir : "non mais t'es sérieuse tu vas vraiment perdre ton temps à te prendre la tête sur ça ?". Ce trouble serait selon elle peut-être en partie dû à la notoriété qu’elle a en France, notamment après la Star Academy car, quand elle est partie s’installer 3 mois à Madrid, “pas un jour j'ai pensé à ma petite couenne, à ma tronche. J’ai peur parfois de la célébrité".
Au fil de l'entretien, Olivia Ruiz évoque aussi la périménopause, cette période de transition qui précède la ménopause et qui s'accompagne souvent de changements physiques et hormonaux pouvant influencer le rapport au corps. Malgré ces bouleversements, l'artiste préfère adresser un message plein de bienveillance à toutes celles qui doutent d'elles-mêmes. À la question de savoir quel conseil elle donnerait aux femmes qui se sentent mal dans leur peau, elle répond en rigolant mais avec sincérité : "aimez-vous maintenant parce qu'après ce sera pire. Quand je me voyais sur des photos je me trouvais flasque, grosse...". Une réflexion teintée d'autodérision, mais surtout une invitation à porter un regard plus doux sur soi-même, sans attendre que les années passent.