Olivia Ruiz, révélée par la Star Academy en 2001, n'a jamais caché son attachement profond à ses racines du Sud. Mais cela ne l'a pas empêchée de nourrir, depuis des années, une envie de grand départ. Invitée sur RTL le 27 juin 2026, l'interprète de La Femme Chocolat s'est confiée sur ce désir d'ailleurs qui ne la quitte pas. "Il y a des années que j'en ai envie", a-t-elle avoué. Une aspiration qui prend sens dans son histoire : grandir dans un tout petit village comme Marseillette, où règnent solidarité et liens forts entre les habitants, a forgé chez elle un besoin viscéral de chaleur humaine. "Je crois que quand on est née dans un tout petit village comme moi où finalement il y avait beaucoup de solidarité, beaucoup de liens forts entre les gens, on a un petit peu besoin de ça", a-t-elle expliqué. Un besoin qu'elle dit retrouver dans son quartier de Montmartre, qu'elle adore, et qu'elle a récemment expérimenté à Madrid.
Car l'aventure espagnole a été une révélation. La maman de Nino, 10 ans, a en effet décidé de déménager sa petite famille pendant trois mois dans la capitale ibérique. Une expérience qu'elle décrit avec émotion. Ce sont les petits riens du quotidien qui l'ont conquise. La boulangère qui lance un "bonne journée, mon amour". Le vendeur du supermarché qui l'accueille elle et son fils en disant "mes trésors, merci d'être venus". "Des toutes petites choses comme ça", résume-t-elle. Olivia Ruiz, qui se définit elle-même comme "quelqu'un d'assez affectueux, d'assez charnel", a retrouvé là-bas cette sensation de lien qu'elle avait déjà vécue lors d'un séjour à La Havane. "Moi, je crois que le voyage est salvateur chez moi", conclut-elle. C'est d'ailleurs ce même élan qui irrigue son troisième roman, Vamos, publié le 29 avril 2026 aux éditions JC Lattès : l'histoire de Lola, 45 ans, qui décide de parcourir le monde pendant un an avec son fils pour lui transmettre une autre manière d'être au monde. Un récit initiatique écrit en partie à Madrid, où la vie de la fiction et celle de l'autrice se confondent intimement.
Ces confidences interviennent quelques jours après un geste fort. Le 20 juin 2026, Olivia Ruiz a publié une lettre ouverte dans Midi Libre, adressée directement à l'Occitanie, sa région natale. Issue d'une famille aux racines espagnoles marquées par l'exil, qu'elle avait déjà explorées dans son roman La Commode aux tiroirs de couleurs (2020), elle y exprime sa déception face au manque de bienveillance envers les personnes exilées. Elle rappelle que l'identité régionale s'est construite grâce aux apports des populations venues d'ailleurs, des tielles sétoises au couscous languedocien. Et elle interpelle directement : "Comment peux-tu renier la mémoire de tes enfants et occulter la blessure de leurs exils en refusant d'accueillir celui qui aujourd'hui te supplie de ne pas le laisser mourir ?"