On le pensait sur le point de raccrocher après sa tournée d'adieu intitulée Adieu… Peut-être. Merci… C’est sûr entamée en 2021, mais Patrick Timsit a plus d'une corde à son arc et une énergie qui semble inépuisable. S'il a effectivement mis un terme à ses seuls-en-scène humoristiques, l'inoubliable interprète de Richard dans Un Indien dans la ville reste omniprésent dans le paysage culturel français. Son nouveau passe temps ? Le festival "Seuls en scène" qu'il a lancé à Uzès, une ville d'art et d'histoire située dans le département du Gard. Et pour ce rendez-vous qu'il pilote en tant que directeur artistique, l'humoriste n'a pas fait les choses à moitié.
Pour “Seuls en scène”, Patrick Timsit a concocté une programmation à son image : exigeante, éclectique et drôle quand il le faut. On y retrouve des têtes d'affiche prestigieuses comme Alex Lutz, venu présenter son spectacle Sexe, grog et rocking-chair récompensé lors des derniers Molières, mais aussi la danseuse étoile Marie-Claude Pietragalla avec son hommage à Barbara. Le public peut également venir applaudir Philippe Caverivière, le trublion de RTL et de France 2, dans son tout premier spectacle intitulé Tu crois que c’est une bonne idée ?, ou encore assister à une masterclass exclusive de la réalisatrice Danièle Thompson. Pour couronner le tout, la clôture du festival est assurée par un concert unique de Bernard Lavilliers. Patrick Timsit l'avoue bien volontiers : il ne danse pas et ne chante pas (“pour le bonheur de tous”, s'amuse-t-il à dire en interview), mais il prend un plaisir immense à réunir toutes ces disciplines au sein d'un lieu qu'il affectionne tout particulièrement.
Mais pourquoi Uzès ? Si l'artiste est né en Algérie en 1959 avant de grandir à Paris, c'est dans le sud de la France qu'il a choisi de poser ses valises et de construire son véritable havre de paix. Depuis plus de trente-cinq ans, Patrick Timsit est propriétaire d'une maison située dans un "tout petit village de 200 habitants", à quelques encablures des remparts d'Uzès. Pour celui qui a dû “s'inventer des racines” après avoir quitté sa terre natale très jeune, ce petit refuge est devenu son point d'ancrage essentiel. "Uzès m’a adopté et je le lui rends bien", confie-t-il avec émotion dans les colonnes du Journal du Dimanche.
Ce festival n'est donc pas une simple opération de communication mais une véritable déclaration d'amour à ce territoire. Le père de Lazard, 32 ans, explique avec beaucoup de sincérité qu'il n'a pas imaginé cet événement pour sa propre gloire, mais pour insuffler de la vie dans son village et offrir des moments de pur bonheur aux habitants. Loin du tumulte parisien et des plateaux de tournage, il savoure cette chance de pouvoir faire rayonner la culture locale. C'est le seul plaisir qu'il s'autorise vraiment aujourd'hui, préférant, selon ses propres mots très imagés, "l'amour à la masturbation" pour souligner l'importance de l'échange et du partage avec le public. Originalement bien dit !
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