Le monde de l'art vient de perdre l'un de ses plus illustres représentants, et la tristesse est immense pour tous ceux qui ont un jour croisé la route d'un de ses ours ou de ses gorilles de bronze. Le sculpteur Michel Bassompierre, âgé de 78 ans, s'est éteint brutalement ce mardi 21 avril 2026 à Nantes, ville près de laquelle il était installé depuis plus de cinquante ans. C’est par un communiqué empreint de pudeur, transmis à l’AFP, que sa famille a annoncé la triste nouvelle.
Spécialisé dans la représentation du monde animal, ce sculpteur hors pair était mondialement reconnu pour ses œuvres aux formes douces, rondes et apaisantes, qui semblaient presque respirer malgré la dureté du matériau. Michel Bassompierre n'était pas un artiste de galerie fermée : il aimait la rue, la vie et le contact avec le public. Une façon de voir l'art que sa famille a saluée avant d’avouer que le destin avait brutalement frappé l'artiste. En effet, un malaise suivi d'une chute sur la tête l'a plongé dans un profond coma dont il n'a pas pu sortir. Une fin tragique que Nikos Aliagas, lui-même artiste dans l'âme, regrette profondément.
C’est sur son compte Instagram, où il partage régulièrement ses propres clichés en noir et blanc, que Nikos Aliagas a choisi de prendre la parole pour honorer son ami. En légende de photos qu’il a semble-t-il lui-même capturées dans les ateliers de l'artiste, l’animateur de The Voice et de la Star Academy a laissé parler son cœur : “Aujourd’hui, un grand artiste s’en est allé. Un homme bon. Un homme humble. Michel Bassompierre était un démiurge discret, qui n’avait pas besoin de dire pour créer. Il aura passé une vie entière à saisir le vivant dans la matière, sans jamais le trahir. [...] Ses sculptures d’animaux étaient une ode à la nature. Une reconnaissance.”
Bien au-delà de la technique, c'est l'homme et sa philosophie de vie qui ont marqué Nikos Aliagas. Michel Bassompierre ne cherchait pas les projecteurs ou les flatteries du "star-system". Au contraire, il se tenait à distance du bruit, préférant la pénombre de son atelier. Le compagnon de Tina Grigoriou écrit avec un doux mélange d'émotion et d'admiration : “Ton œuvre parlera pour toi, au moment de ta mort. Ton œuvre tu l’as faite pour toi, parce qu’elle est belle à tes yeux. Pas besoin de faire du baratin. Si ça plaît aux autres, tant pis pour eux.” Enfin, si le silence s'est désormais installé dans l'atelier de l'artiste, ses œuvres continueront de monter la garde dans les plus belles villes du monde, témoins éternels de son immense talent.
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