Dès 21 h 10, vendredi 24 octobre, la série phénomène a fait son grand retour après une longue attente de plus de dix mois. Intitulé La mort de Raphaëlle, cet épisode s’ouvre sur la découverte du corps sans vie d’un youtubeur chasseur de fantômes, un scénario haletant où la tension flirte avec le paranormal. C’est dans cet univers mêlant science et mystère qu’Alice Cornillac fait ses débuts sur France 2, dans le rôle de Stella, une jeune scientifique marquée par la perte de son père.
Face à Sara Mortensen et Lola Dewaere, la comédienne incarne une héroïne à la fois lumineuse et résiliente. Si son nom attire naturellement la curiosité, Alice Cornillac refuse de se définir à travers lui. Interrogée sur ses parents, Clovis Cornillac et Caroline Proust, elle répond avec franchise : "On m’a déjà posé la question, mais nous sommes plutôt normaux, très pudiques. Si j’ai une question à leur poser, je le fais. Mais j’ai vraiment envie de faire mon petit bout de chemin, comme n’importe qui, sans forcément qu’on dise 'C’est la fille de…'".
Une déclaration simple, mais forte, révélatrice d’un désir d’émancipation. Loin d’être propulsée par son patronyme, la jeune actrice s’applique à construire un parcours à son rythme, guidée par la passion plus que par la notoriété. Son rôle dans Astrid et Raphaëlle illustre d’ailleurs cette envie d’apprendre. Elle y interprète Stella, une scientifique qui collabore avec la police pour résoudre un meurtre. "J’ai dû apprendre absolument par cœur des termes techniques et les comprendre. Cela a été très drôle d’essayer de jouer de manière très naturelle avec ces termes parfois hyperscientifiques", raconte-t-elle. Une manière pour elle de prouver que, derrière son nom, il y a surtout du travail et de la curiosité.
Le tournage, lui, s’est révélé aussi exigeant que fascinant. Certaines scènes ont été filmées dans un lieu réputé hanté, à Aubervilliers. "On a tourné dans un endroit très particulier, dans des bâtiments interdits au public maintenant, vers Aubervilliers. Les propriétaires des lieux nous ont dit qu’il était hanté. (...) Mais j’essaie de me rassurer en me disant que les esprits ne sont jamais méchants. Je me dis ça au cas où ils m’entendent. Je ne veux pas qu’il m’arrive quelque chose…", plaisante-t-elle. Une anecdote qui en dit long sur la fraîcheur et la spontanéité de cette nouvelle génération de comédiens.
Face à Sara Mortensen, qui incarne Astrid, la fille de Clovis Cornillac avoue avoir beaucoup appris. Cette expérience lui a permis de comprendre la force de l’écoute et de l’adaptation, essentielles au métier. Quand on lui demande à quel moment on cesse d’être une "jeune comédienne", elle sourit : "Déjà dire 'comédienne' a été quelque chose de compliqué ! C’est toujours cette problématique de la légitimité. J’en ai parlé avec d’autres comédiens, parfois plus âgés, et la question est : se sent-on légitime un jour ? Dire 'jeune comédienne', c’est aussi une façon de rappeler que j’ai encore tellement de choses à apprendre, d’expériences à vivre."
Cette humilité contraste avec la précocité de certains parcours. Alice Cornillac avance pas à pas, sans brûler les étapes, fidèle à une philosophie simple : cultiver la curiosité, s’investir à fond et savourer chaque expérience. Pour le public, Astrid et Raphaëlle sera peut-être l’occasion de découvrir un nouveau visage plein de promesses.
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