Elle parcourt actuellement les routes de France pour promouvoir Minuit Une, son huitième album paru le 16 mai 2025. Le 13 juin dernier, Amel Bent participait au NRJ Music Tour de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) aux côtés de Pierre de Marre, du groupe Superbus ou Vitaa. Le 7 juillet prochain, elle enflammera le parc du Vissoir de Trélazé (Maine-et-Loire) avec Zaho, Jungeli ou Jérémy Frerot. Ma philosophie, Jusqu’au bout, Décharge mentale… sur scène, la néo-quadragénaire enchaîne ses tubes devant un public conquis. Elle a malheureusement dû annuler sa présence à Bruay-la-Buissière, près de Béthune, pour la Fête de la Musique. Mais il est une chanson qui lui tient davantage au cœur que les autres… Extrait de Minuit Une, Mima rend hommage à la grand-mère paternelle de l’artiste, disparue en 2023. Destiné notamment à ses trois enfants, Hana, Sofia, et Zayn, le morceau est une déchirante déclaration d’amour à cette femme qui comptait énormément pour Amel.
“J'étais en studio (quand elle a appris sa mort, NDLR) ce soir-là pour l'album, a expliqué l’ex-participante de l’émission La Nouvelle Star à Mouloud Achour dans l'émission Clique, sur Canal+. Et après, je n'ai plus du tout chanté pendant un an. Là, j'ai repris la route de mon travail, beaucoup pour elle. Son départ a laissé un grand vide qu'il fallait remplir, et je l'ai rempli à la lumière de tout ce qu'elle m'a laissée. Les valeurs, son regard à elle... Cet album est intimement lié à mon deuil. Jamais de ma vie, je ne me suis sentie autant perdue, faible, abimée, nulle.” Les paroles de Mima disent cette détresse immense : “Une sacrée femme, un sacré phénomène/Je n'retiens pas mes larmes, elle a ce don d'effacer les peines/Tu m'as appris tout ça, les valeurs que l'on sème/J'serais pas la même sans toi De la folie dans la raison, on peut toucher les étoiles/Ne change rien, ni ton charisme, ni ton âme.”
Le départ de sa grand-mère n’a pas seulement bouleversé Amel Bent. Il l’a poussée également à prendre une décision très importante qu’elle a détaillée l’an dernier dans Un dimanche à la campagne sur France 2. “Cette femme, ma grand-mère, elle a toujours été ma maison, a raconté Amel en larmes. C'est-à-dire que toute ma vie, à chaque fois que je ne me sentais pas bien chez moi, à chaque fois que j'avais besoin de m'évader, je prenais mon tram, j'arrivais, la porte elle était grande ouverte. J'avais mon lit, j'avais mon plat dans le frigo, elle a toujours été ma deuxième maison en fait. Pour moi, là où elle est, c'est ma maison en fait, je ne sais pas comment l'expliquer, mais je me suis dit, il faut que je puisse avoir un double des clés de cette maison-là aussi, comme je l'ai toujours eu.” Invitée dans le podcast Légendes Urbaines, le 13 juin dernier, Amel Bent a expliqué que, intimement, elle estimait déjà avoir la nationalité algérienne. "Par définition je l'ai car j'ai des parents immigrés et algériens, les deux. Donc en vrai, je l'avais sans l'avoir physiquement."
En rentrant de son enterrement en Algérie, elle fonce donc au consulat d'Algérie en France : “Je dis, s'il vous plaît, je ne veux pas venir demander un tampon à chaque fois que je vais voir ma grand-mère, je veux pouvoir y aller quand je veux, quand je me lève un matin, prendre mon billet, comme je l'ai toujours fait depuis que je suis petite.” “On va vous accompagner, ont répondu les services consulaires algériens. De toute façon, ce n'est pas qu’un papier, vous êtes aussi Algérienne. Vous êtes Française, vous êtes Algérienne, vous n'êtes pas ni une Française de papier, ni une Algérienne de papier, vous l'êtes par l'amour, par les gens, par la transmission, par ce que vous représentez.” Depuis l’été dernier, elle peut donc prendre son billet et aller voir facilement sa grand-mère, enterrée à Oran. “J'ai une mère patrie, une grand-mère patrie, et j'ai les clés de deux maisons, et ça, ça m'a beaucoup apaisée. Ça faisait partie de mon processus de deuil, et je sais qu'elle est fière de moi”, a expliqué sa petite-fille à Frédéric Lopez sur France 2.
“Ça m'a fait bizarre de demander un visa, presque d'avoir une autorisation, que toute ma vie, depuis que je suis née, je n'avais jamais eue à demander pour aller la voir, a admis Amel Bent. C'était violent.” Dans une vidéo partagée sur TikTok le jour de l’obtention de sa nationalité, elle se disait quand même heureuse de cette démarche : “Aujourd'hui, je suis fière d'avoir mes papiers. Je suis fière d'avoir deux maisons, et d'aller en Algérie et je me sens chez moi. Et ce soir je me sens chez moi avec vous, entre Algériens, entre Algériennes." Après tout cela, on comprend pourquoi, en arabe, “Amel” signifie “l'espoir”.
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