Cette affaire, qui a défrayé la chronique, a finalement conduit à la condamnation de Dominique Pelicot à la peine maximale, soit vingt ans de réclusion criminelle, à l’issue d’un procès de trois mois. Les autres hommes impliqués ont, quant à eux, écopé de peines allant de trois à quinze ans de prison. L’affaire des viols de Mazan a fait couler beaucoup d’encre, mettant sous le feu des projecteurs Gisèle Pélicot, qui a reçu un élan de soutien de nombreuses personnes souhaitant que les victimes de violences sexuelles soient entendues et que la honte change de camp.
Dans ce contexte, l’auteure de Et la joie de vivre, à paraître le 17 février prochain aux éditions Flammarion, a pu se confier à Laurent Delahousse dans l’émission 20h30 le dimanche sur France 2, ce 15 février 2026. L’occasion pour elle de revenir sur sa nouvelle vie et sur l’amour retrouvé. "Aujourd’hui je vais beaucoup mieux, bien sûr. Je me suis réattribué ma vie depuis la fin de ce procès. J’essaie de profiter des bons moments qui se présentent à moi tous les jours. […] Je pense que je suis une femme apaisée. Je suis allée au bout de cette procédure même si ça a été difficile. J’ai été heureuse d’avoir mené ce combat jusqu’au bout", a-t-elle confié.
Si Gisèle Pélicot a repris son nom de jeune fille et a quitté Mazan, elle a gardé celui de son ex-mari sur la couverture de son livre et en a expliqué la raison. Si elle l’a fait, c’est "avant tout pour les membres de (sa) famille mais surtout pour (ses) petits-enfants". "Hier soir encore, ma petite-fille, qui est au collège, m’a dit : "Tu sais mamie, mes profs parlent beaucoup de toi". Elle est très fière de porter ce nom Pélicot".
Pour autant, malgré la gravité de cette affaire et de ce qui lui est arrivé, Gisèle Pélicot n’a pas diabolisé les hommes. Mieux encore, elle a même retrouvé l’amour. "Je n’ai jamais renoncé. Je pense que ça aussi, ça fait partie de ma joie de vivre. J’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un de merveilleux qui, lui aussi, a traversé des épreuves dans sa vie. On est comme deux adolescents aujourd’hui et je trouve que c’est magnifique de continuer d’aimer".
Gisèle Pélicot le confirme : "la vie est plus forte que tout". "Moi je vis maintenant à 100 à l’heure. J’ai la chance d’être en bonne santé, je n’ai plus d’absence. Aujourd’hui, j’ai la chance de renaître de mes cendres, d’être une femme heureuse, sereine et apaisée".
Dans ce chemin de reconstruction dans lequel elle se trouve à présent, elle compte, à l’avenir, rendre visite à Dominique Pelicot en prison, l’homme avec qui elle a partagé 50 ans de vie. "J’ai l’intention de le faire. Ça fait partie de mon chemin de reconstruction aussi". Elle souhaite notamment lui poser des questions, car elle n’a pas "échangé dans la salle d’audience avec lui". "Pourquoi nous avoir fait subir tout ça ? Pourquoi nous avoir trahis à ce point ? J’ai besoin de comprendre encore pourquoi".
Le retentissement de l’affaire a été tel que le livre de Gisèle Pélicot sortira dans 22 langues. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que cette affaire et le procès qui s’en est suivi sont historiques et que Gisèle Pélicot est devenue une figure de la lutte contre les violences sexuelles.
player2
player2
player2
player2
player2
player2