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Procès Oscar Pistorius : Des photos sanglantes le font vomir, la police accusée

Oscar Pistorius, prostré sur le banc des accusés avec son seau à ses côtés, écoute les témoins défilés à la barre durant son procès pour meurtre, le 12 mars 2014
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Oscar Pistorius, prostré sur le banc des accusés avec son seau à ses côtés, écoute les témoins défilés à la barre durant son procès pour meurtre, le 12 mars 2014

Le jeudi 13 mars s'est révélé être une journée des plus difficiles pour Oscar Pistorius. Poursuivi pour le meurtre de sa compagne Reeva Steenkamp, l'athlète handicapé a dû faire face à des photos du lieu du drame, alors que l'audition d'un ancien policier a révélé de graves insuffisances dans les premières heures de l'enquête...

Photos, sang et vomi

Après les témoignages des premiers jours plutôt défavorables à Oscar Pistorius, et notamment celui de son ex-compagne, les experts ont débuté leur long défilé. Mercredi, c'était la porte des toilettes qui parlait. Ce jeudi, ce sont pas moins de 119 photos des lieux du drame qui ont été présentées à la cour.

Parmi elles, une photo du corps de Reeva Steenkamp a fait son apparition... Une erreur de quelques secondes qui a rendu malade Oscar Pistorius, devenu cramoisi devant le cliché, avant de le faire vomir, comme le rapport du médecin légiste l'avait déjà fait en début de semaine. Par la suite, Oscar Pistorius est resté prostré sur son banc, recroquevillé et la tête entre les mains.

La suite, ce sont les commentaires de l'ex-colonel Giliam van Rensburg, premier officier à être arrivé sur les lieux où Reeva Steenkamp avait été abattue de quatre balles. Le procureur Gerrie Nel l'a invité à décrire les différentes photos prises par ses hommes la nuit du meurtre survenu le soir de la Saint-Valentin. Les photos montrent ainsi les toilettes, la salle de bain, les marches de l'escalier et des murs maculés de sang. L'ancien colonel, qui a quitté la police fin 2013, a décrit dans le détail les lieux du crime, et comment il avait trouvé Oscar Pistorius vers 4h du matin cette nuit-là.

"Il était en larmes, il ne m'a pas répondu", a expliqué le témoin lorsque le procureur lui a demandé s'il avait tenté de lui parler. Les photos ont ainsi défilé de longs moments, dans une ambiance lourde.

Montre volée, enquête défaillante

Mais ce ne sont pas les seules questions auxquelles a dû faire face l'ex-colonel Giliam van Rensburg. Il a en effet pointé du doigt les insuffisances incroyables qui ont émaillé les débuts de l'enquête. Il a ainsi confirmé qu'une montre appartenant à Oscar Pistorius avait disparu et qu'un des enquêteurs avait manipulé sans gants l'arme du crime.

"L'expert en balistique manipulait l'arme sans gants. Il avait déjà retiré le barillet", a ainsi témoigné Giliam van Rensburg, avant de poursuivre : "Je lui ai demandé : 'Qu'est-ce que vous faites ? ' Il a dit 'désolé', l'a remis en place et seulement alors il a sorti des gants de sa poche."

Il a également confirmé qu'une montre avait disparu ce soir-là. L'homme, qui dirigeait à l'époque un commissariat des environs a confié "être furieux" en découvrant le vol : "J'ai dit : 'Je ne peux pas le croire. Nous étions là. Comment cette montre peut-elle avoir disparu ?' " Malgré des fouilles des policiers et des voitures, la montre n'avait jamais été retrouvée, entraînant l'ouverture d'une enquête, qui n'avait rien donné non plus.

La montre faisait partie d'une boîte de huit. C'est la soeur d'Oscar Pistorius, Aimée, venue récupérer des affaires pour son frère et qui venait de prendre une montre dans la boîte ensanglantée, qui avait alerté le colonel.

Amateurisme

Il est également revenu sur les conditions dans lesquelles avait été transportée la porte des toilettes, objet de toutes les analyses ce jeudi, et qui avait attiré les critiques de l'avocat de la défense Barry Roux, lequel avait notamment souligné l'absence de certains débris entre deux analyses.

Giliam van Rensburg a expliqué avoir emporté la porte à son bureau, après l'avoir emballée dans des housses mortuaires. "Alors qu'on la transportait, les morceaux branlants de la porte bougeaient. J'ai dit qu'il fallait faire très attention", a-t-il expliqué, précisant que les scellés avaient été brisés dix jours plus tard, lorsque la défense avait voulu l'examiner. "Des petits éclats sont tombés", a-t-il concédé.

À l'époque, les méthodes de la police avaient été durement critiquées et Hilton Botha, qui avait reconnu que les enquêteurs n'avaient pas pris la précaution de chausser des patins sur les lieux du meurtre, s'était vu retirer l'enquête... Un amateurisme certain qui tranche avec le procès ultramédiatique qui passionne l'Afrique du Sud.

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