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Revolution : Une série post-apocalyptique pour sauver le papa de Lost et Alias ?

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Le poulain favori des studios américains n'est pas invincible. Lancé à toute vitesse par une série de succès phénoménaux, J.J. Abrams était secoué par les échecs successifs de plusieurs séries très médiatisées, marquées par son célèbre nom. Loin d'être victime de sa propre ambition, l'homme-orchestre sort une énième série événement de sa poche, intitulée Revolution.

Success-story virtuelle

En théorie, l'équation de cette superproduction télévisée est pourtant synonyme de succès. Co-écrite par J.J. Abrams et réalisée par Jon Favreau (Iron Man), la série raconte comment un mystérieux black-out prive définitivement la planète de toute forme d'énergie. Quinze ans plus tard, la nature a repris ses droits sur la ville et l'humanité a réappris à vivre.

Mais le pari est risqué. Car après plusieurs annulations précoces, la machinerie du producteur ne passe plus inaperçue. Encensé avec la série d'espionnage ultra-rythmée Alias (2001-2006) et célébré avec le passionnant Lost (2004-2010), J.J. Abrams touchait le fond avec le couple d'espions d'Undercovers (2010) et les voyages dans le temps d'Alcatraz (2011). Vendues sur son nom, les deux séries étaient perçues comme des divertissement de pacotille, à peine remarquables dans le flot de nouveautés annuelles.

Parallèlement, Fringe (2008-2012) vivote depuis quatre saisons, plombée par un budget élevé et des audiences limitées. Entre X-Files (1993-2002) et Les Experts, la série de science-fiction peine à maintenir le cap et l'intérêt. Victime des mêmes problèmes, Persons if Interest (2011) semble elle aussi condamnée.

Qu'en est-il de Revolution, au titre particulièrement évocateur ?

Côté pile, l'apocalypse démesurée

Calé sur le public des blockbusters, le synopsis de Revolution promet de belles séquences dans une Amérique reconquise par la faune et la flore. Le crash d'un avion semble prouver que les moyens sont du côté de la production, même si les pilotes de séries écopent souvent d'un budget supérieur aux épisodes suivants pour attirer les téléspectateurs.

Le mystère du black-out reste un solide argument scénaristique, capable de maintenir le suspense autour de cette apocalypse technologique qui rappelle la fin de Los Angeles 2013 (1996) de John Carpenter. En outre, la première bande-annonce se termine sur un étrange médaillon capable de fournir de l'énergie dans un monde désolé. Laissé par le père de l'héroïne dans son dernier soupir, l'objet ne manquera pas de servir aux scénaristes, visiblement inspirés par les intrigues à tiroirs. À ce titre, la dernière scène mobilise le vieil écran d'ordinateur vu dans l'abri sous-terrain de Lost.

Côté face, le drame familial moralisateur

Entre l'introduction et la conclusion, force est de constater que Revolution porte très mal son nom. Centrée sur une famille, la série démarre avec la mort du patriarche et l'enlèvement du fils par une étrange milice. En possession d'un secret laissé par son père, la fille part dans la nature pour retrouver son mystérieux oncle, le seul à pouvoir l'aider à retrouver son cadet.

Charmante et athlétique, l'héroïne post-adolescente est une aventurière courageuse mais fragile, déterminée mais idéaliste. Un cocktail pour le moins limité qui annonce un spectacle très mainstream. Ainsi, l'oncle perdu s'avère être solitaire et imprévisible, déterminé à ne pas assumer son rôle dans la famille dysfonctionnelle. Au passage, il manie l'épée avec une dextérité certaine, le temps d'une séquence improbable.

À cheval entre la fable post-apocalyptique et le divertissement familial, Revolution s'annonce comme un pétard mouillé dans le sillage du flop Terra Nova. Lancé en grande pompe l'année dernière, le blockbuster télévisuel produit par Steven Spielberg suivait une colonie envoyée dans le passé afin de fuir un futur surpollué. Un pitch alléchant puisque les familles se retrouvaient dans une cité entourée de dinosaures et d'une mystérieuse tribu. Mais en voulant recréer le mystère de Lost dans une enveloppe familiale, la série ambitieuse s'écroulait. Après avoir rendu hommage à Spielberg dans Super 8 (2011), espérons que J.J. Abrams saura se détacher de son modèle - ou revoir sa carrière sur le petit écran.

Revolution sera diffusée cet automne aux Etats-Unis.

Geoffrey Crété

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