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Roland-Garros : Nolwenn Leroy en extase devant Arnaud Clément, son 'Hitchcock' !

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Réaction d'après-match d'Arnaud Clément. Arnaud Clément lors du premier tour de son dernier Roland-Garros, le 28 mai 2012. Pour son baroud d'honneur à la Porte d'Auteuil, le 139e mondial a offert un match en cinq sets de plus de quatre heures face à Alex Bogomolov, et s'est qualifié pour le second tour sous l'ovation de sa compagne Nolwenn Leroy, de sa famille et du public du court n°1.

"C'est le Hitchcock du tennis, voilà !" : Nolwenn Leroy, dans Le Parisien du jour, vibre plus encore que toutes les cordes de la raquette de son chéri réunies, après l'exploit réalisé hier par son compagnon Arnaud Clément sur le court n°1 de Roland-Garros, au bout du suspense et du jour. "Le dernier tour de La Clé", titrait la gazette du jour de Roland, allusion au surnom du héros : après un mois et demi d'une préparation dédiée à ce moment, ses adieux au public parisien, puisqu'il doit tirer sa révérence, attendront, et ils n'en seront que plus beaux.

Ils étaient 37 trentenaires (soit 29%, un record) engagés dans le tableau masculin des Internationaux de France de tennis, selon une statistique de L'Equipe, mais combien peuvent donc se targuer d'un tel panache... et d'une telle endurance ? A 34 ans, Arnaud Clément dispute son tout dernier Roland-Garros, le 15e de sa carrière, mais demeure incorrigiblement l'homme des grands frissons et des fantastiques marathons. Ce guerrier généreux qu'il a souvent été sur l'ocre de la Porte d'Auteuil, garant de matches à grand spectacle sans jamais avoir fait mieux toutefois qu'un huitième de finale en 2003. Lundi 28 mai, pour son entrée en lice, le 139e joueur mondial a usé, épuisé, lessivé le "jeune" Alex Bogomolov Jr., 29 ans. Le Russe est à ce point terrassé par les crampes, achevé par une amortie de Clément, qu'il prive le Français de la cerise sur le gâteau de son triomphe, incapable de servir la balle de match, contraint à l'abandon à 5-4/avantage Clément dans le cinquième set ! Devant la bronca et les sifflets qui s'abattent depuis les gradins, au terme de 4h19 d'un bras de fer qui force le respect, Arnaud Clément joue les César et réclame, magnagnime, la clémence pour son adversaire valeureux, et suffisamment malheureux. Une scène qui, dans la lumière déclinante du soir, ne fait qu'ajouter encore à l'aura de cet instant magique. Vainqueur sur abandon mais à la régulière et non sans peine (6-2, 3-6, 4-6, 7-6 [2], 5-4 ab.), après avoir sauvé une balle de match dans la quatrième manche sur... un service-volée ("pour moi, c'est ça, Arnaud Clément !", exultera Guy Forget), l'Aixois recueille ses lauriers : une ovation à vous marquer pour la vie, et le baiser de sa plus ardente supportrice, Nolwenn Leroy, évidemment présente, au sein du clan Clément dont un papa pas peu fier, pour ce baroud d'honneur de son champion à Roland.

Il eut été dommage qu'il en soit autrement : pour sa der des ders, Arnaud Clément se devait d'offrir au moins une de ces représentations de longue haleine dont il est coutumier dans le théâtre de Roland-Garros. Dix ans plus tôt, en 2002, sur le Central Philippe-Chatrier, un Arnaud Clément de 24 ans tenait la dragée haute à un spécialiste de la terre battue, Alex Corretja, en 1/16e de finale, ne s'inclinant qu'en cinq sets (8-6 dans le dernier) après 4h11 de jeu et une remontée fantastique de deux sets ; en 2004, le même Arnaud Clément offrait avec son compatriote Fabrice Santoro, au jeu également spectaculaire, un festival de tennis de 6h33 sur deux jours, perdu 16-14 au cinquième set et demeuré jusqu'en 2010 le match le plus long de l'histoire du tennis (surpassé seulement par le duel Mahut-Isner à Wimbledon 2010).

Nolwenn : "C'était très émouvant, très beau. C'est toujours comme ça avec lui !"

Nolwenn Leroy est de toutes les aventures de son héros, et les longues épopées, elle leur trouve encore plus de saveur, comme celle de Wimbledon 2008 (quart de finale) : "C'est un match sublime qui résume très bien la carrière d'Arnaud : le suspense jusqu'au bout... C'est le Hitchcock du tennis, voilà !", s'enflamme-t-elle dans Le Parisien. "C'était très émouvant, très beau. C'est toujours comme ça avec lui ! (...) Sur l'endurance, je pensais bien qu'il avait une chance d'aller au bout, car c'est quand même son gros point fort. C'était beau de voir les gens se lever comme ça pour lui." Très fière de son compagnon et consciente que raccrocher la raquette pour démarrer une seconde vie ne sera pas forcément facile, la chanteuse bretonne ne veut pas contenir son admiration : "Il est sur le court comme il est dans la vie : c'est un guerrier. Oui, c'est ça le mot. Il ne lâche rien, il ne connaît que le travail, l'entraînement. C'est un besogneux qui doit ce qu'il a fait dans sa carrière à son travail acharné. C'est quelqu'un de passionné et c'est là qu'on se retrouve. Le voir arriver pour ce 15e Roland avec toujours autant de hargne, c'est magique. C'est une leçon de vie pour tous."

Impossible de ne pas sentir la complicité fusionnelle qui existe, pourtant en toute discrétion, entre ces deux-là. Qui partagent également un même sens de l'humour ! Nolwenn raconte encore au Parisien comment Arnaud Clément l'a consultée au moment de choisir son polo du 5e set, entre le bleu, quasiment le même qu'elle, et le jaune : "C'est le bleu de l'équipe de France, celui qui nous porte bonheur. Avec en plus son bandeau provençal dans les cheveux, c'était la bonne combinaison !"

"Le sport, ce n'est pas comme ça que ça marche, mais je trouve que c'est une belle récompense sur mon dernier Roland de pouvoir gagner un match comme ça dans une telle ambiance et devant de nombreux membres de ma famille"

Homme de défis, inlassable guerrier et champion atypique à la spontanéité rafraîchissante (l'entretien croustillant du quotidien L'Equipe en date du 29 mai avec son coach Julien Jeanpierre est, à ce titre, un vrai régal), Arnaud Clément, bien que saisi par les crampes dans le quatrième set puis... en conférence de presse, pensait déjà à la suite, dès son combat du jour fini : "Ce serait tellement beau d'arrêter sur une victoire à Roland", osait-il avant d'éclater de rire (la suite, plus prosaïquement, s'écrira contre le Belge David Goffin). Lors de ses échanges avec des journalistes acquis à sa cause, justement, c'est l'envie d'en croquer qui ressort : "Je me bats à la base (sourires). (...) Je suis là et je me dis : tu te bats quoi ! D'ailleurs, je ne me pose même pas la question, je n'ai qu'un truc à faire : me battre. (...) Cela fait un mois et demi que mon objectif, c'est Roland. Cela valait le coup de faire cette préparation pour vivre ce moment-là. (...) J'aime ça, j'adore ça. C'est fantastique. On me donne un super court, on m'offre l'adversaire rêvé quelque part car je sais qu'il va y avoir des échanges et qu'on va courir. (...) J'ai beaucoup de respect pour ce gars-là. On fait partie de la même famille de gabarits. Il était 150e pendant quasiment toute sa carrière. L'an dernier, il était 25e et aujourd'hui, il est encore 50e. Il a réussi comment ? Parce qu'il a dû beaucoup s'entraîner et que c'est un guerrier sur le court."

Vainqueur de quatre tournois mineurs en simple, Arnaud Clément n'en dispose pas moins d'une belle collection de souvenirs, et celui-là rejoint les autres : "J'avais balle de match contre Fabrice (Santoro), contre Corretja et contre Puerta, j'étais à deux points du match contre Agassi en 1999. Une fois, j'ai battu Cédric (Pioline) en étant mené deux sets à zéro et balle de match. Là c'est moi qui sauve une balle de match. J'aime à penser que je le mérite (sourires). Le sport, ce n'est pas comme ça que ça marche, mais je trouve que c'est une belle récompense sur mon dernier Roland de pouvoir gagner un match comme ça dans une telle ambiance et devant de nombreux membres de ma famille et des personnes du monde du tennis. Quand on est porté par le public, on a aussi envie de gagner pour lui. Aujourd'hui, je suis content d'avoir réalisé ça pour moi, ma famille et les gens." Un champion sans couronne, mais un beau champion du peuple.

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