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Sarlat 2016 : Grand Corps Malade sacré, Michel Boujenah en toute franchise...

Grand Corps Malade (Fabien Marsaud), Nailia Harzoune, Medhi Idir, Pablo Pauly - Le slameur et réalisateur Grand Corps Malade (Fabien Marsaud) et l'équipe de son film "Patients" participent à la 25 édition du Festival du film de Sarlat, le 10 Novembre 2016. © Patrick Bernard/ Bestimage
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Grand Corps Malade (Fabien Marsaud), Nailia Harzoune, Medhi Idir, Pablo Pauly - Le slameur et réalisateur Grand Corps Malade (Fabien Marsaud) et l'équipe de son film "Patients" participent à la 25 édition du Festival du film de Sarlat, le 10 Novembre 2016. © Patrick Bernard/ Bestimage
Le Festival a salué l'oeuvre du slameur, tandis que le célèbre humoriste revient après neuf ans d'absence en tant que réalisateur.

Patients, long métrage de Mehdi Idir et du slameur Grand Corps Malade, adapté du livre éponyme de ce dernier sur son expérience de rééducation après un grave accident, a été récompensé le 12 novembre au Festival du film de Sarlat. Cette oeuvre a remporté la Salamandre d'or, qui consacre le meilleur film du festival parmi les onze oeuvres en compétition, ainsi que le Prix des lycéens. Le film a également raflé le Prix d'interprétation masculine, à titre collectif, pour ses acteurs dont Pablo Pauly, Nailia Harzoune, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly.

Image du film Patients, en salles le 1er mars 2017
Image du film Patients, en salles le 1er mars 2017

Traitant avec humour et émotion d'un sujet difficile, il a été tourné avec des jeunes comédiens et des figurants – patients – dans un centre de réadaptation de Coubert en Seine-et-Marne, où Grand Corps Malade a suivi en 1997-1998 une longue rééducation après une grave chute dans une piscine à l'âge de 20 ans.

Le prix d'interprétation féminine de ce 25e Festival de Sarlat est revenu à Marine Vatch, pour son rôle de militante communiste face au jeune prêtre Romain Duris dans une petite ville française sous l'Occupation, dans La Confession de Nicolas Boukhrief. Le prix du meilleur film du jury Jeune est revenu à La Vallée des loups de Jean-Michel Bertrand, sur la longue quête de proximité, d'intimité, d'un passionné avec des loups sauvages dans leur milieu naturel. Le prix du meilleur court métrage a récompensé L'Âge des sirènes d'Héloïse Pelloquet.

Les festivaliers ont pu découvrir le nouveau film de Reda Kateb, Hamé (Mohamed Bourokba), Ekoué (Ekoué Labitey) et Slimane Dazi, Les Derniers Parisiens, celui de Lucien Jean-Baptiste avec Aïssa Maïga, Il a déjà tes yeux, la comédie À fond avec José Garcia, ou encore Orpheline, avec Solène Rigot et Nicolas Duvauchelle.

Michel Boujenah au micro

Au cours du festival de Sarlat, l'humoriste, acteur et réalisateur Michel Boujenah a eu le plaisir de dévoiler son dernier long métrage, Le Coeur en braille, adaptation du livre de Pascal Ruter qui suit la relation entre deux enfants, dont l'un est en échec scolaire et l'autre, passionnée de violon, en train de devenir aveugle.

L'artiste de 64 ans s'est confié sur son travail, revenant derrière la caméra après neuf ans d'absence et le film Trois Amis : "Je n'aimais pas trop ce film, le considérant comme raté, donc j'avais plutôt envie d'arrêter de faire du cinéma, de rester au music-hall. Mais j'étais en même temps malheureux, parce que j'aime tourner. Faire des films pour faire des films, ça ne m'intéresse pas. Je préfère faire un film de moins qu'un film de plus. J'avais jeté toutes les histoires que j'avais écrites. Trois scénarios que je n'ai pas réalisés. Un jour, je reçois le livre Le Coeur en braille. Au début, je n'ai pas voulu le lire, car l'idée d'adapter un livre ne me plaît pas beaucoup. C'est mon côté très con, je pense que c'est piller la littérature et que c'est un frein à l'imagination. Mon premier métier, c'est d'écrire des histoires. Là, par courtoise, j'ai lu le bouquin. Et une heure et demie après, je téléphonais à Paris, pensant que j'avais trouvé le sujet de mon troisième film."

Bande-annonce du film Le Coeur en braille, en salles le 28 décembre 2016

Pour Michel Boujenah, ce récit est une véritable leçon de vie : "Pour l'adaptation, tout est allé très vite. L'histoire est racontée dans le livre du point de vue du garçon, Victor (Jean Stan du Pac), tandis que dans le film je l'ai construite du point de vue de la jeune fille, Marie (Alix Vaillot-Szwarc). Ce film est une histoire d'amour de grands vécue par des petits. C'est véritablement une leçon de vie que donnent des enfants à des adultes. Il faut rêver sa vie, et si on la rêve très fort, à la fin, on finit par la vivre pour de vrai." Le metteur en scène a été particulièrement touché par cette histoire, ayant travaillé huit ans avec des enfants handicapés pendant huit ans : "Ce que je raconte rarement. Une période de ma vie qui m'a profondément marquée. C'était entre mes 20 et mes 28 ans. Et depuis, les enfants, l'enfance et le handicap, se sont mélangés dans ma vie régulièrement. Le Téléthon a été pour moi une expérience très forte. J'ai connu l'aventure de ces enfants. À chaque fois, l'enfance revient dans ma vie. Mais je n'ai pas fait exprès. Ce n'est pas moi qui ai décidé de quitter la Tunisie à 11 ans et demi."

Quel genre papa est Michel Boujenah – visiblement ravi d'avoir travailler avec les deux jeunes acteurs Alix Vaillot-Szwarc et Jean Stan Du Pac – avec ses propres enfants ? "Trop gentil. Mon fils, Joseph, me le reproche. Il dit que je suis la marionnette de ma fille, Louise. Mais je les aime et ils le savent. C'est pour moi le plus important." Il a également dirigé Antoine Khorsand, qui n'est autre que le fils du regretté Philippe Khorsand – il est décédé en 2008 –, fidèle comédien de Jean-Michel Ribes, héros de la série Palace et fameux Richard Matisse dans la saga Une famille formidable : "Avec beaucoup d'assurance et de prestance, il m'a d'abord parlé de ses projets en cours. J'avais Marlon Brando en face de moi ! (rires) Mais son attitude a suffi à me convaincre : il allait être parfait pour le personnage."

Propos recueillis par Jacob Ogée et Adrien Pradelou.

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