Une page new-yorkaise pourrait bientôt se tourner pour Thierry Henry. Plus de quinze ans après avoir eu un véritable coup de cœur pour un penthouse perché au sommet du 39 Crosby Street, dans le très recherché quartier de SoHo, l’ancien attaquant des Bleus a décidé de remettre sa propriété sur le marché. Et pour espérer en devenir propriétaire, il faudra disposer de moyens conséquents. Le bien est aujourd’hui proposé à 25 millions de dollars, soit près de 22 millions d’euros.
L’histoire entre Thierry Henry et cet appartement débute à l’été 2010. À l’époque, le Français vient de quitter le FC Barcelone pour rejoindre les New York Red Bulls. Avec sa compagne Andrea Rajacic, il cherche alors un endroit où poser ses valises à Manhattan. Après une journée de visites, leur agent immobilier leur présente un dernier bien. Le couple tombe sous le charme de cette adresse de SoHo et de ses vues spectaculaires sur New York, notamment en direction des ponts de Brooklyn et de Williamsburg. Thierry Henry et Andrea Rajacic décident finalement d’acquérir deux appartements pour 14,85 millions de dollars. Les deux lots sont ensuite réunis afin de donner naissance à une résidence hors norme. L’annonce immobilière actuelle fait état de 6 086 pieds carrés d’espace intérieur, soit environ 565 m², auxquels s’ajoutent quelque 3 400 pieds carrés d’espaces extérieurs, l’équivalent d’environ 316 m².
Les volumes sont à la hauteur de ces dimensions. La résidence comprend cinq chambres, cinq salles de bains complètes et deux cabinets de toilette, ainsi que plusieurs espaces de réception répartis sur différents niveaux. Dans la pièce de vie principale, les plafonds culminent à environ 4,30 mètres. De grandes parois vitrées ouvrent le logement sur la ville et permettent d’apercevoir aussi bien le pont de Brooklyn que le One World Trade Center et les toits historiques de SoHo. La cuisine ouverte a elle aussi été pensée dans des proportions généreuses. Elle dispose d’un grand îlot en marbre, de meubles italiens réalisés sur mesure et d’équipements intégrés signés Miele, Sub-Zero et Bosch. Une cheminée au gaz complète la grande pièce de réception. Un bureau installé à l’écart permet également de travailler tout en profitant de la vue sur Manhattan.
Mais c’est peut-être à l’extérieur que le penthouse prend toute sa dimension. La propriété compte quatre espaces extérieurs privés, dont une vaste terrasse sur le toit offrant une vue à 360 degrés sur la skyline. Celle-ci dispose de sa propre cuisine extérieure et d’espaces permettant de déjeuner ou de recevoir en plein air. Ailleurs dans la résidence, un jardin intérieur planté de bambous conduit à une salle média baignée de lumière, elle-même prolongée par une autre grande terrasse. La partie privée du logement n’a rien à envier aux autres espaces. La suite principale occupe son propre niveau et donne directement sur une terrasse privative d’environ 74 m². Deux salles de bains façon spa, des espaces dressing séparés et de nombreux rangements complètent cette partie de la résidence. Une deuxième chambre avec salle de bains ainsi qu’une buanderie se trouvent également à cet étage.
Au niveau plus bas, on y trouve un second grand salon, trois chambres supplémentaires, deux salles de bains complètes, un cabinet de toilette, une seconde cuisine et une autre buanderie. L’ensemble bénéficie là encore de fenêtres particulièrement imposantes, destinées à faire entrer au maximum la lumière naturelle. Le luxe se joue également dans les détails. Deux places de stationnement privatives sont associées à la propriété et un ascenseur sécurisé permet de rejoindre directement la résidence depuis le parking. Un dispositif que l’annonce immobilière présente comme particulièrement rare dans SoHo. Le bâtiment lui-même possède une longue histoire. Construit en 1872 par l’architecte Edward H. Kendall, le 39 Crosby Street est un immeuble de style néo-grec mêlant fonte et brique. Restauré puis transformé en copropriété en 2010, il conserve ainsi son caractère historique.
Pour Thierry Henry et Andrea Rajacic, se séparer de cette propriété n’est toutefois pas une décision anodine. Le couple y a vécu à plein temps pendant environ cinq ans. Après la retraite sportive du Français, fin 2014, la famille s’est davantage installée à Londres, sans pour autant abandonner son pied-à-terre américain. Les séjours à New York se sont poursuivis au fil des années et l’attachement est resté intact. "Nous étions et sommes toujours amoureux de cet endroit", a d’ailleurs confié Thierry Henry au Wall Street Journal. L’ancien footballeur reconnaît également qu’"il a été très difficile de quitter New York". Cet attachement explique en partie pourquoi la vente n’a pas abouti la première fois. En 2025, le penthouse avait déjà été proposé sur le marché, avec un prix fixé à 26,75 millions de dollars, avant que le couple ne décide finalement de retirer l’annonce. À l’époque, Thierry Henry et Andrea Rajacic avaient payé 14,85 millions de dollars pour les deux lots ensuite réunis.