Avec plus de cinquante ans de carrière, Patrick Sabatier est une figure incontournable de la télévision française. Il a fait ses débuts à la radio en 1976, sur Europe 1 puis sur RTL, mais ce n’est que quelques années plus tard qu’il s’est véritablement imposé dans le paysage audiovisuel. En 1980, il lance sur TF1 Avis de recherche, une émission de retrouvailles qui rencontre un immense succès, avec des parts d’audience dépassant parfois les 50 %. Suivent Atout cœur, Porte-bonheur ou encore Le Jeu de la vérité, toujours sur la Une. En 1987, il fait même un passage par La Cinq, la chaîne lancée par Silvio Berlusconi, qui multiplie son salaire par dix. Mais l’expérience tourne court : les audiences s’effondrent, et il retrouve très vite TF1, où il parvient à conserver ce salaire XXL.
Ce dimanche 8 novembre 2026 dans Un dimanche à la campagne, Patrick Sabatier est revenu sur cette ascension fulgurante et sur ce qu’elle a changé pour sa famille. Ses parents avaient "beaucoup trop travaillé", et il leur a très vite demandé de lever le pied. "Je n’ai eu de cesse, quand j’ai commencé à être connu et aussi à gagner ma vie, de leur demander d’arrêter de travailler. Et j’ai obligé mon père à arrêter de travailler (…) Je trouvais inadmissible de gagner trop d’argent, trop vite", a-t-il confié. Lorsqu’on lui demande s’il en éprouvait de la honte, il réfute : "Non, mais c’est pas normal." Aujourd’hui grand-père, il se souvient d’une discussion houleuse avec son père, à qui il a été "très difficile de dire : 'Arrête de travailler'". Ce dernier n’a jamais vraiment compris ce geste, mais il a fini par l’accepter. "[Il avait] soixante-dix ans [à ce moment-là]. Et ça faisait depuis l’âge de seize ans qu’il se levait tôt", explique-t-il.
Dans le même entretien, l’ancien animateur de Mot de passe a aussi raconté avoir passé une partie de son enfance à quatre dans un logement de 11 mètres carrés. "Il y a un divan-lit. Et puis il y a un autre lit", a-t-il décrit, "Et moi, je dors avec mon frère. Et il y a un coin cuisine, douche, lavabo. Les toilettes sont sur le palier. Il y a un rideau pour l’intimité de chacun." Pour autant, le petit Patrick n’était pas malheureux : "Je savais pas ce que c’était d’avoir plus." Une enfance modeste qu’il n’a jamais oubliée.