Quand on évoque Anne-Sophie Pic, les amateurs de gastronomie pensent immédiatement aux étoiles Michelin, aux menus d’exception et à l’une des cheffes les plus récompensées au monde. Pourtant, à quelques mètres de son célèbre restaurant gastronomique de Valence, une autre adresse culinaire attire de plus en plus les gourmands.
C’est cet endroit que l’équipe de C’est meilleur quand c’est bon, menée par la journaliste Emmanuelle Jary et son mari Mathieu Pansard, est venue découvrir. Habitués à parcourir la France à la recherche des meilleures tables, ils se sont arrêtés dans la Drôme pour tester le Bistrot André. Une enseigne qui occupe une place particulière dans l’univers d’Anne-Sophie Pic. Dès les premiers instants, le ton est donné. Ici, pas de démonstration technique destinée à impressionner le client ni de cuisine inaccessible. L’établissement revendique au contraire une approche chaleureuse, profondément ancrée dans la mémoire familiale.
Le lieu porte le prénom d’André Pic, le grand-père de la cheffe. Figure majeure de la gastronomie française au XXe siècle, il a contribué à bâtir la réputation de la maison familiale installée à Valence. À travers ce bistrot, Anne-Sophie Pic a souhaité faire revivre des recettes historiques tout en y apportant sa touche. L’atmosphère participe largement à cette immersion. Entre les portraits de famille, les souvenirs exposés et une décoration inspirée des années 1930, le restaurant raconte une histoire. Une manière de rappeler que la cuisine des Pic ne s’est pas construite en quelques années mais sur plusieurs générations. Une philosophie qui se retrouve dans l’assiette. Les produits du terroir, les recettes traditionnelles et les grands classiques de la maison occupent une place centrale.
L’une des surprises soulignées par l’émission concerne d’ailleurs le rapport qualité-prix. Avec une formule entrée-plat-dessert proposée à partir de 49 euros, le Bistrot André permet de découvrir une partie de l’univers culinaire d’Anne-Sophie Pic sans tomber dans l’excès des tarifs de la haute gastronomie. Tout au long du repas, l’équipe de C’est meilleur quand c’est bon a découvert des plats qui racontent chacun un morceau de l’histoire familiale. Le repas débute notamment avec une focaccia aux olives accompagnée d’huile d’olive artisanale et de pain maison. Parmi les assiettes qui ont retenu l’attention figure également le célèbre poulet diable, servi avec des oignons confits, des pommes dauphines au comté et un coquelet préparé en crapaudine. Un plat généreux pensé pour être partagé.
Les asperges vertes servies avec un mimosa d’œuf, des croûtons et une mayonnaise à l’ail noir donnent l’eau à la bouche, mais le plat qui symbolise sans doute le mieux l’héritage familial reste la fameuse mosaïque de rouget et foie gras. Cette création rend hommage à Jacques Pic, père d’Anne-Sophie Pic. Associée à une gelée inspirée de la bouillabaisse et à une mayonnaise safranée, elle fait partie des recettes emblématiques qui ont marqué l’histoire de la maison. D’autres plats permettent également de mesurer le travail de transmission entrepris par la cheffe. L’épaule d’agneau confite, le maigre accompagné d’épinards et de duxelles de champignons ou encore les cervelles d’agneau en croûte de noisette témoignent d’une volonté de préserver certains classiques parfois oubliés de la cuisine française.
Les desserts prolongent ce voyage dans le temps. Le soufflé glacé à l’orange imaginé autrefois par Jacques Pic côtoie des créations plus contemporaines comme la tartelette d’André ou encore le spectaculaire cigare au chocolat accompagné d’une glace parfumée au whisky du Vercors. En mettant en lumière cette adresse, C’est meilleur quand c’est bon rappelle qu’il existe des façons plus accessibles de découvrir l’univers des plus grands chefs. Une alternative qui permet de goûter à l’excellence sans nécessairement réserver des mois à l’avance ou prévoir un budget conséquent.
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