Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Koh-Lanta
Pékin Express
Mariés au premier regard
Télé Réalité
Danse avec les Stars
L'Amour est dans le pré
Les Anges
Demain nous appartient
Plus Belle la Vie
Les Marseillais
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Vincent Lindon : ''Si le gouvernement m'appelle, j'arrive tout de suite !''

La sélection du 64e festival de Cannes a brillé cette année par sa diversité de genre et ses audaces. Parmi les oeuvres les plus surprenantes s'est distingué Pater de et avec Alain Cavalier, avec Vincent Lindon. Le comédien joue dans cette oeuvre le rôle d'un Premier ministre fictif, face au président de la République, incarné par le réalisateur. Le comédien revient sur son expérience particulière dans les pages du Nouvel Observateur.

Rencontrant par hasard Alain Cavalier, Vincent Lindon l'aborde, lui déclarant qu'il ne savait pas ce que le métier d'acteur lui réservait, mais qu'il serait triste si ça devait se passer sans lui. Le cinéaste rétorque : "Ne prenez pas cela pour une marque de courtoisie, mais si un jour je devais filmer de nouveau un acteur professionnel, ce serait vous." Coïncidence, Vincent Lindon est ami d'enfance de Catherine Mouchet, comédienne qu'Alain Cavalier a dirigée dans Thérèse.

Le projet est né il y a trois ans, puis se concrétise un an et demi après. Les choses commencent comme un jeu entre deux enfants dans la peau du président et du premier ministre, sans penser à une projection en salle : "Forcément, nous nous disions que le film ne sortirait jamais. Il m'avait bien dit que si ça ne me plaisait pas, il ne le montrerait à personne." Les deux hommes prennent goût à l'aventure, et au fil des mois, "le président et moi avons établi tout un programme, inventé 94 mesures", précise le comédien. Il ajoute : "Reste que si le gouvernement m'appelle, j'arrive tout de suite ! Je prends l'Education, la Culture, le poste de secrétaire général de l'Elysée, de conseiller du président, n'importe quoi."

Le résultat sur écran ne plaît pas vraiment à Vincent Lindon toutefois, lorsqu'il le découvre pour la première fois : "Je l'ai très mal pris. Il y avait trop sur moi, mes colères, mon appartement, mes tics... J'avais l'impression de voir un documentaire sur moi."

C'est au sein du palais des festivals qu'il vit le film autrement : "La salle répondait à tout. [...] A la fin de la projection, j'étais en larmes." Une émotion qui se double d'une grande déception, celle de ne pas avoir vu ce long métrage élu par les jurés de Robert de Niro : "Je n'ai pas compris que le film ne soit pas au palmarès. [...] Tout a été fait, alors réussir encore à inventer comme le fait Alain Cavalier..."

Une déception certes, mais Vincent Lindon se ravit dans tous les cas de son expérience : "Je pense que j'ai réglé mon problème avec le cinéma, maintenant, je vais pouvoir aller encore plus loin. On ne pourra plus me dire que je fais du cinéma pour me planquer."

Pater, au cinéma le 22 juin.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien dans le Nouvel Observateur en kiosque le 16 juin.
Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel

Store Image