Aujourd’hui âgé de 47 ans, Vincent Macaigne a vécu deux épisodes traumatisant il y a quelques années. Dans sa trentaine, l’acteur français a fait deux AVC. Interrogé en 2022 dans l’émission En aparté, il avait raconté : "Je suis devenu aveugle d’un oeil pendant un certain temps. Mais après c’est revenu. Evidemment ça change et, en même temps, pas tant que ça." Le comédien qui avait été nominé lors des César 2022 que c’était notamment grâce à "un médecin assez génial", qu’il avait recommencé à "repartir dans la vie". "J’étais un peu hypocondriaque. J’avais tout le temps peur. Dès que j’avais un bras un peu engourdi, j’appelais les urgences, j’avais un numéro direct", s’était-il rappelé, "Il m’a dit : ‘Écoutez, oubliez ce qu’il vous est arrivé, c’est un accident et vous avez autant de chance d’avoir un accident de voiture qu’un AVC.’ Il m’a renvoyé dans la vie en me disant que c’était rien, d’arrêter d’y faire attention."
Ce mercredi 6 mai 2026 pour le magazine Gala, Vincent Macaigne s’est de nouveau confié sur ces deux accidents vasculaires cérébraux, abordant cette fois-ci l’impact qu’ils ont eu sur sa carrière. Il explique qu’ils ont été "un peu fondateurs dans plein de domaine", notamment dans "ses mises en scène au théâtre et la réalisations de ses films". À la suite de ses AVC, le cinéaste avait "peur de se remettre à son travail de metteur en scène". Il se rappelle : "Arthur Nauzyciel, directeur du Centre dramatique national d’Orléans, m’a alors proposé de venir répéter un spectacle que je préparais pour le IN du Festival d’Avignon."
© BestImage, Julien Sarkissian / Bestimage
De cette collaboration est né un beau projet. "Lors des répétitions, j’ai pris une caméra et filmé les acteurs autour de moi. J’en avais envie à ce moment-là", continue-t-il, "J’ai fait un petit montage et c’est devenu ‘Ce qu’il restera de nous’. Il a eu le Grand Prix au Festival de Clermont-Ferrand et je l’ai même sorti au cinéma." Sorti en 2012, le court-métrage, qui relate l’histoire tragique de deux frères faisant face à la mort de leur père, a ainsi reçu le Grand Prix au Festival de Clement-Ferrand mais aussi une nomination au César pour le Meilleur court-métrage.
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