Une princesse pas comme les autres. Contrairement à la majorité des têtes couronnées, Vittoria de Savoie, propulsée héritière de la maison royale après l'annonce de l'abdication prochaine de son père, n'a jamais revendiqué son titre de noblesse. "Jusqu'à mes 18 ans, je détestais parler de monarchie, je pouvais même me mettre en colère si on m'appelait princesse. Je ne me suis jamais considérée ainsi…", confiait-elle à nos confrères de Madame Figaro. Aujourd'hui âgée de 22 ans, la fille du prince Emmanuel-Philibert et de Clotilde Courau est entrée dans la vie active. Après des études de sciences politiques à Londres, celle qui a délaissé les réseaux sociaux s'est rendue compte de sa passion pour l'art si bien qu'elle est devenue co-commissaire d'une exposition L’Enlèvement d’Europe, qui s'est tenue à la Milano Art & Design Week 2026.
Férue de mode - elle arpente les défilés de Dior, Miu-Miu et Valentino - et de théâtre - elle passe des auditions pour le cinéma et s'est formée à un métier insolite -, Vittoria de Savoie a défini ses priorités. Interrogée par Vanity Fair le 26 avril dernier, la grande sœur de Luisa a réaffirmé qu'elle ne se considérait pas comme une princesse à proprement parler. "Si l’on doit vraiment définir une princesse en 2026, je dirais qu’elle doit être une femme libre, avec ses propres idées, qui les défend sans peur et en faisant entendre sa voix", a-t-elle expliqué.
Avant d'ajouter qu'elle voulait "tracer [sa] propre voie professionnelle" : "Le rôle de chef de la maison de Savoie, c’est mon père qui l’assume", a-t-elle confié. C'est pourquoi la jeune femme a fait savoir qu'elle ne se verrait pas porter un diadème : "Je ne me sens pas à l’aise avec. C’est quelque chose qui, pour moi, appartient au passé, et moi je suis une fille de 22 ans", s'est-elle justifiée. Puis de conclure : "les diadèmes et les longues robes scintillantes de princesse, ce n’est pas moi. Je suis un vrai garçon manqué".