Loana a rendu son dernier souffle ce mercredi 25 mars à l’âge de 48 ans. Ancienne star de la télé-réalité, c’est dans la première saison du Loft Story qu’elle s’est fait connaître du grand public. Comme l’a indiqué Paris Match, elle a été retrouvée sans vie à son domicile de Nice par les forces de l’ordre. Une triste nouvelle qui a bouleversé les personnalités qui étaient proches d’elle et notamment Benjamin Castaldi. L'animateur a pris la parole, par téléphone, sur le plateau de l’émission Tout beau, tout neuf, diffusée sur W9. Cyril Hanouna n’a pas hésité à appeler son ami en direct et ce dernier a d’abord confié : “C’est 25 ans de ma vie”. Des sanglots dans la voix, Benjamin Castaldi ajoute, sans langue de bois : “On pleure toujours de façon très égoïste sur soi-même et pas sur le malheur des autres”.
Benjamin Castaldi avait des choses à dire et il n’a pas hésité à le faire savoir. Il confie avoir un sentiment de responsabilité collective et en fait part : “On se sent tous responsables. Ça a été une aventure incroyable, j’ai réussi ma carrière parce que j’ai fait cette émission et il y avait cette femme incroyable”, a-t-il lancé. Toutefois, l’animateur ajoute qu’il n’a pas réagi lorsque le moment était venu : “On a vu un phénomène au lieu de voir une femme et on n’a pas bougé, ni les uns, ni les autres. Alors ça ne sert à rien maintenant de dire qu’on a eu tort, mais c’est la violence de ce monde”, ajoute le père de Simon Castaldi, très peiné de cette situation.
Si la disparition de Loana l’a beaucoup affecté, c’est notamment puisqu’il estime qu’elle a été abandonnée lorsqu’elle avait le plus besoin d’aide : “Je suis très triste franchement”, a assuré l’animateur avant de poursuivre : “C’est une page qui se tourne, des souvenirs, des appels au secours qu’on n’a pas entendus. C’est tragique”. Benjamin Castaldi ose le clamer haut et fort : il y avait des moyens de venir en aide à Loana et elle a été “abandonnée” par le métier et ses proches. Il n’hésite pas à faire une comparaison avec Marilyn Monroe : “Ce sont des gens qu’on a vus lentement mais sûrement sombrer. On s’est un temps moqué d’elle parce qu’elle s’était dégradée, connement, parce que l’être humain est comme ça. Sauf que quand la vie te rappelle, on le prend dans notre gueule et c’est bien fait pour nous”, a conclu l’animateur.
Loana s’était fait très discrète ces dernières années mais le public français ne l’a jamais oubliée. Lorsque cette triste annonce a été faite, Benjamin Castaldi a immédiatement pris la parole dans une publication partagée sur son compte Instagram. En légende d’une photo de la jeune femme, il a simplement écrit : “Il y a des visages qu’on n’oublie jamais. Et le sien, celui de Loana, fait partie de notre histoire collective. On pensait regarder une émission. En réalité, on assistait à une révolution. La première. La vraie. Celle qui a changé à jamais la télévision... et peut-être aussi notre regard sur l’humain”. Concernant la personne qu’elle était, il ajoute qu’elle n’était “pas un personnage mais une femme. Une vraie. Avec ses fêlures, sa douceur, sa fragilité à ciel ouvert. Et c’est précisément pour ça qu’on l’a aimée. Mais c’est aussi pour ça qu’on l’a laissée tomber”. Un message que Benjamin Castaldi conclut en affirmant : “On a applaudi sa lumière... sans protéger son ombre”.
L'animateur a de nouveau souhaité prendre la parole ce jeudi 26 mars. Après avoir reçu de nombreux messages de la part des internautes, autant bouleversés que lui, Benjamin Castaldi les a remerciés. "Merci infiniment pour vos messages et pour vos invitations à m’exprimer au sujet de Loana. J’ai déjà exprimé tout ce que j’avais sur le cœur dans le texte que j’ai publié, et aujourd’hui je ressens le besoin de m’arrêter là. On ne peut pas, à la fois, dénoncer la violence de la machine médiatique et continuer à l’alimenter, même avec les meilleures intentions", a-t-il fait savoir. Toutefois, l'animateur estime qu'il est temps de respecter la mémoire de Loana et il le fait savoir ouvertement. "Ce n’est en rien un manque de respect, bien au contraire. J’ai beaucoup de considération pour votre travail, mais je ne me sens pas capable de venir en parler davantage. Je crois sincèrement qu’aujourd’hui, le mieux pour Loana, c’est le silence, le respect et la dignité", a-t-il conclu.