Iris Mittenaere est une habituée des réseaux. Depuis des années, elle nourrit son compte Instagram de son quotidien, de ses tenues, de ses voyages. Mais l'expérience, parfois douloureuse, lui a enseigné quelque chose d'essentiel : tout ne doit pas finir en story. Invitée du podcast Sphère5 ce dimanche 25 mai, elle a confié à Ophélie Meunier et Carole Juge-Llewellyn avoir ressenti un vrai malaise lorsque les réseaux sociaux sont devenus une obligation plutôt qu'un plaisir. "Je devais créer un contenu, je devais faire ça avec mon partenaire de l'époque avec qui je m’étais engueulée juste avant... Et tu te rends compte que tu ne le fais pas du tout de manière naturelle et là, ça devient... Ça ne correspond plus à mes valeurs et à ce que j'ai envie de faire sur les réseaux sociaux", a-t-elle expliqué. Une prise de conscience nourrie par cinq ans de relation avec Diego El Glaoui, entre leurs fiançailles partagées sur les réseaux et le documentaire Influence(s) sur Prime Video.
Lorsque la rupture est survenue en mai 2024, elle a dû l'annoncer publiquement. "Il y a un moment où tu dois annoncer la séparation et là, je me suis dit "c'est trop'", a-t-elle confié.
Cette expérience a profondément changé son rapport à l'amour affiché sur les réseaux. "Une fois que tu l'as montré, tu dois des comptes aux gens", a-t-elle regretté. "Tu dois montrer que tu es hyper amoureux. Tout ça, ça m'angoisse un peu pour être tout à fait honnête." La jeune femme de 33 ans évoque l'obligation de se mettre en scène pour satisfaire ses abonnés, une pression qu'elle refuse désormais d'endosser. "C'est pour ça que je m'étais dit quand je m'étais séparée : je ne veux pas avoir de relation publique sur les réseaux sociaux. Ça m'avait mis un stop»" a-t-elle confié.
Depuis, Miss Univers 2016 a donc changé d'approche. Elle affiche une nouvelle philosophie. "J'ai besoin d'avoir une vie privée. J'ai besoin de savoir qu'il y a des choses qui n'appartiennent qu'à moi. J'ai besoin de savoir que tout n'est pas fait pour les autres, que je montre ce que je veux et qu'il y a des choses que je peux garder pour moi et d'avoir des petits moments de bonheur que je ne vais pas prendre en photo", a-t-elle affirmé. Elle plaide pour une présence pleine, sans écran : "On est le spectateur du bonheur qu'on est en train de vivre. On profite, on regarde les gens autour de nous, on l'imprime dans notre tête et on vibre."