Rebecca Hampton, née le 1er mai 1973 à Paris, fête aujourd'hui ses 53 ans, l’occasion pour Purepeople de s’entretenir avec la comédienne révélée par la série Plus belle la vie. Depuis la fin du feuilleton, elle poursuit de nouvelles aventures professionnelles loin du Mistral, notamment avec Sept scènes de ménages, une pièce de et avec Alil Vardar, avec laquelle elle continue de tourner sans relâche, en France comme à l’étranger.
Malgré un emploi du temps chargé, l’artiste a accepté de répondre aux questions de Purepeople. Et, en dépit de ses origines septentrionales -un père anglais, une mère polonaise- ainsi que de l’image parfois froide associée à son ancien personnage de Céline Frémont qu'elle a depuis quitté pour d'autres, c’est une femme chaleureuse et accessible qui se livre, sans éluder aucun sujet.
Purepeople : Vous fêtez votre anniversaire ce 1er mai. C’est un moment important pour vous ?
Rebecca Hampton : Oui, j’aime bien fêter les anniversaires. Et surtout, maintenant, c’est ma fille Éléa qui s’en occupe. Elle a 12 ans, mais elle me les organise depuis qu’elle en a 6. Donc ce sont des anniversaires “surprise”… qui souvent n'en sont plus vraiment, mais c’est trop mignon.
Vous êtes Marseillaise ou Parisienne en fin de compte ?
Après la fin de Plus belle la vie, avec ma fille, on a tenté Paris pendant un an. Mais très vite, Marseille nous a manqué. La mer, la lumière, les gens… tout, alors on est redescendues. Aujourd’hui, c’est une évidence : on est Marseillaises !
Avec votre rythme de travail, comment s’organise votre vie de maman solo ?
Ça demande beaucoup d’organisation… et beaucoup d’aide. Pendant un an, quand je travaillais du jeudi au dimanche à Paris, ma fille restait à Marseille. Le jeudi soir, elle allait chez une “grand-mère de cœur”, une amie à moi, puis elle enchaînait les soirées pyjama chez des copines jusqu’au dimanche. Elle a littéralement fait une année de soirées pyjama ! Et j’ai eu la chance d’être entourée de mamans formidables. Mais il y a une chose à laquelle je tiens énormément : la stabilité. À partir du moment où elle a été scolarisée, j’ai décidé qu’elle ne pâtirait pas de mon métier.
Elle grandit… ça change beaucoup de choses ?
Oui, c’est fascinant. Elle est en 5e, avec les félicitations. Elle est très studieuse… et surtout, elle est passionnée d’équitation. C’est sa vie. Moi, pas du tout ! (rires) Mais pour ses 12 ans, je lui avais promis de monter à cheval avec elle. Résultat : on est parties cavaler six jours. Ça faisait plus de quarante ans que je n’étais pas montée ! Ce n’est pas devenu ma passion, mais j’avais envie de comprendre son univers.
À 53 ans, vous vous sentez différente de la femme que vous étiez à 30 ans ?
Je ne suis pas plus heureuse, parce que j’étais déjà heureuse à 30 ans. En revanche, je suis peut-être plus épanouie. Et surtout, je suis moins inconsciente. À 30 ans, on se sent invincible, on a l’impression qu’on peut tout faire. Aujourd’hui, il m’arrive de me dire : “ça, peut-être que je ne peux pas.” Mais je travaille beaucoup physiquement pour garder la forme.
Vous avez une discipline particulière ?
Je fais comme je peux, avec mon emploi du temps ! Vous savez, j’ai une mère incroyable, qui a 87 ans, qui est professeure de danse et qui continue à donner plusieurs heures de cours par jour à Paris. Donc forcément, ça motive. Et puis j’ai trouvé une salle à Marseille où je fais de la boxe et de l’EMS, de l'électromyostimulation musculaire. Des séances de 20 minutes, très intenses. C’est assez bluffant, notamment pour l’endurance.
Côté travail, vous ne ralentissez pas…
Non, pas du tout. On est en tournée avec Scènes de ménages, et ça marche très bien. On enchaîne les dates, parfois avec des rythmes assez fous. Je me souviens d’un week-end où on a joué à Casablanca le vendredi soir… et à Aubagne le samedi. Autant vous dire que je n’ai pas vu grand-chose de Casablanca ! (rires) Mais ce qui est formidable, c’est le public. Ça rit énormément, partout, et ça fait du bien aux gens de décrocher. Et puis, je prépare aussi une nouvelle aventure : à partir de septembre, je vais monter sur scène avec Paul Belmondo dans une pièce qui s’appelle "Tout sauf lui". On ne se connaît pas encore vraiment, donc on va se découvrir pendant les répétitions, et c'est une pièce avec de nombreux acteurs. Je vais retrouver l'ambiance de troupe et ça, j’aime beaucoup.
Le théâtre vous apporte quelque chose de différent de la télévision ?
Oui, complètement. Le théâtre, c’est “sans filet”. S’il y a un problème, on ne peut pas couper, il faut gérer. Et puis il y a ce contact direct avec le public. Moi, je fais ce métier parce que j’aime les gens. J’aime les faire rire, les émouvoir. Et ça, on ne le retrouve pas de la même manière sur un tournage.
Votre personnage de Céline Frémont ne vous manque pas ?
Si, bien sûr qu'elle me manque. Et je reçois encore tous les jours des messages de gens qui me disent qu’elle leur manque aussi. Mais comme elle n’est pas morte… tout reste possible. (sourire)
Vous avez vécu il y a 3 ans un accident très marquant, vous êtres remise ?
Oui, un accident de vélo très violent. J’ai fait une heure et quart de coma. Aujourd’hui encore, j’ai des séquelles. Une partie de mon visage est comme en “réveil d’anesthésie” permanent. C’est très particulier, parfois douloureux, et assez fatigant nerveusement. On m’avait dit d’attendre un ou deux ans pour que le nerf récupère. J’ai attendu trois ans… et ça ne s’est pas vraiment arrangé. Je dois refaire un examen en juin.
Cet épisode a aussi coïncidé avec une rupture…
Oui. Sur le moment, j’ai parlé d’un compagnon qui s’était “évaporé” au moment de l'accident. Avec le recul, je pense que tout s’est mélangé. Je n’en veux à personne. Il y a des histoires qui s’arrêtent, c’est tout. Peut-être que ça se serait terminé de toute façon. Je ne l'ai plus jamais revu. Je sais qu'il va bien et qu'il travaille, enfin de ce que je vois ou de ce qu'on m'en dit...
Et aujourd’hui, vous cherchez à rencontrer quelqu'un ?
Alors je vais vous faire un aveu... Je ne cherchais absolument pas quelqu’un. Au contraire, j’évitais toute relation. Je me disais que je n’avais ni le temps, ni l’envie. Et puis… j’ai rencontré quelqu’un.
Une personne connue ?
Non, il n'est pas connu. Je n'ai même pas de nom à vous donner parce que ça ne fera rêver personne. Sauf moi. (Rires)
Que fait-il dans la vie ?
Je ne dirai rien... si ce n'est que c'est un homme merveilleux, que c'est une vraie rencontre et que j’en ai été la première surprise. Je suis un “package” avec ma fille, donc ce n’est pas toujours simple d'être acceptées toutes les deux. Lui, il m'a donné envie !
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