En 2025, Éric-Emmanuel Schmitt annonçait être devenu papa pour la première fois à l’âge de 65 ans. L’auteur primé à multiples reprises - Molière du meilleur spectacle du théâtre privé en 1994 pour Le Visiteur, prix de l’Académie Balzac en 2000 pour Frédérick ou le boulevard du crime, entre autres - avait fait cette annonce à l’antenne de l’émission Le Figaro la nuit sur Figaro TV et avait déclaré : "J’ai une fille. C’est le plus grand bonheur de ma vie". Sans préciser la date de naissance de celle-ci, il déclarait avec humour : "Il suffit que j’en parle et j’ai une montée d’hormones. D’ailleurs, dans la journée, quand je suis à Paris, je regarde sa photo plusieurs fois et je me fais un shoot pour me recentrer".
Invité dans l’émission Les Maternelles XXL ce mercredi 18 mars 2026, Éric-Emmanuel Schmitt est de nouveau revenu sur cette paternité tardive. Face à Marie Portolano, il confie qu’être père était l’un de ses plus grands rêves : "Pour des tas de raisons dont certaines sont tristes, ça n’a pas été possible, et puis finalement ça y est". Quand la présentatrice lui demande comment se passe cette nouvelle vie, il déclare : "Sincèrement, je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie. J’ai l’impression d’être à ma place. (...) Je suis là où je dois être. C’est un amour qui conditionne des devoirs, ça je suis prêt. Peut-être plus jeune ça aurait été un truc qui m’aurait encombré. Maintenant, c’est un projet fondamental. Je mets toutes mes capacités mentales et affectives au service de ce projet".
© BestImage, Jack Tribeca / Bestimage
Ainsi, le Franco-Belge ne regrette pas d’avoir attendu avant d’avoir des enfants. "Parfois je me dis même que je la vis mieux que si je l’avais vécue plus jeune", explique-t-il, "Parce que d’abord je l’ai tellement désiré, et ensuite ma philosophie fait que je me rends compte que c’est ça qui est le plus important. Donner la vie et transmettre les valeurs transmettre la culture, transmettre l’amour du beau." Pour finir, il partage une anecdote marquante de sa vie de père qui l’émeut chaque jour : "Moi ce qui m’a le plus bouleversé c’est que le deuxième mot de ma fille, le premier ayant été papa, c’était ‘beau’. On était dans le jardin, elle regardait un bosquet et elle a dit ‘beau’. On est rentré à la maison, on a écouté de la musique et elle a dit ‘beau’, je lui joue du piano elle dit ‘beau’. Et je me dis, sans me rendre compte, j’ai transmis ça."
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