Avec des années de carrière journalistique à son actif, Christophe Hondelatte est devenu une figure du paysage médiatique. S’il officiait depuis 2016 sur l’antenne d’Europe 1 avec son émission Hondelatte raconte, son programme a été supprimé de la grille de programmation à la rentrée 2025 alors que l’émission réunissait plus de 317 000 auditeurs par jour et pas moins de 10 millions d’écoutes de ses podcasts par mois. Une décision surprenante sur laquelle l’animateur s’est exprimé dans les colonnes du Parisien en août 2025. "Nous l’avons prise ensemble avec la direction d’Europe 1. J’avais décidé de mettre un terme à ma carrière à la radio à court terme. Voilà quarante-quatre ans que j’y suis", révélait-il. Mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il quittait la station, il avait décidé de se tourner vers un autre format : "Aujourd’hui, ça me plait beaucoup plus de faire du podcast que de la radio. Le podcast offre beaucoup de liberté. À la radio, vous devez respecter le conducteur, la durée…. Maintenant je n’aurai plus ces limites."
Mais avant de rejoindre la radio du groupe Bolloré, Christophe Hondelatte était sur France 2 et avait même présenté le Journal Télévisé de la chaine en septembre 2024… avant de claquer la porte quatre mois plus tard. Invité de l’émission Puremédias Hebdo ce dimanche 29 mars 2026, le journaliste est revenu sur cette courte expérience. "C’était pas intéressant de présenter le JT, parce qu’on décide strictement de rien", explique-t-il, "Y’a des red chef qui ont décidé déjà avant que vous arriviez. Donc vous êtes censés dicter des lancements…" De plus, l'animateur culte de Faites entrer l'accusé révèle que "c’était dur socialement" : "On est confrontés à des groupes dans la rédaction qui veulent pas de vous, ils voulaient pas de moi, ils m’ont fait suer (…) [On avait aussi] la conférence critique, et là on a tous les journalistes des services non pas de reportages mais des syndicats qui sont là et qui vous critiquent, ça m’a insupporté ça".
Dans cette même interview, Christophe Hondelatte évoque également la surexposition médiatique subie, une des raisons mises en avant à l’époque lorsqu’il avait annoncé son départ du journal aujourd’hui présenté par Léa Salamé. Il n’avait pas apprécié la publication d’un article de Libération évoquant l’existence de Johnny, son fils adoptif de 14 ans et avait quitté son poste. La directrice de l’information, de l’époque, Arlette Chabot, avait expliqué que le visage de la chaîne souhaitait préserver son enfant des paparazzis.
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