Ce lundi 11 mai 2026, la justice a tranché. L'ancien visage phare de M6 et voix de RTL, Laurent Boyer, a été condamné à une peine de dix mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris. L'homme de 68 ans comparaissait pour le harcèlement de son ancienne conjointe, des agissements englobant des pressions psychologiques, le détournement de son identité ainsi que le partage d'une photographie à caractère intime.
La sentence s'avère finalement plus lourde que les réquisitions du parquet, qui réclamait huit mois avec sursis contre l'ancien animateur de Graines de star et Fréquenstar (lequel a par ailleurs été écarté de l'antenne de RTL à la suite de ces accusations). En outre, la juridiction a imposé au prévenu une privation de ses droits d'éligibilité pour une durée de deux ans, couplée à une interdiction formelle d'approcher la victime au cours des trois prochaines années.
Présent à l'audience dans une tenue singulière — pantalon en cuir, redingote sombre sur chemise immaculée et souliers à lacets rouges —, le sexagénaire a pris connaissance de son jugement debout. Diagnostiqué hyperactif, il a affiché une certaine nervosité, balançant son poids d'une jambe à l'autre.
Cette décision judiciaire met un point final à une relation particulièrement houleuse débutée en 2018. Bien que le manque d'éléments matériels ait conduit à une relaxe concernant les accusations de violences physiques, le tribunal a sévèrement puni la mise en place d'un "climat constant de tensions, de disputes et de propos dénigrants". À la barre, l'homme de télévision s'était décrit comme "effondré", reconnaissant une jalousie maladive envers son ex-compagne. Il l'avait d'ailleurs surnommée la "femme de ma mort", en référence à un célèbre titre de Claude Nougaro.
Les juges ont par ailleurs procédé à plusieurs requalifications pénales. Laurent Boyer a ainsi été condamné pour avoir usurpé l'identité de son ex-partenaire en ouvrant un compte Facebook frauduleux depuis son propre smartphone. Animé par un désir de "vengeance", il avait également divulgué le cliché d'un tatouage placé sur une zone intime de la victime. Un délit requalifié juridiquement en "transmission de l'image d'une personne présentant un caractère sexuel". L'incapacité totale de travail (ITT) accordée à la plaignante a été évaluée à moins de huit jours.
Afin de mesurer précisément les conséquences psychologiques subies par la victime, la justice a réclamé une expertise psychiatrique. Du côté de la défense, la réflexion est de mise : "C'est le malheureux épilogue d'une histoire de couple toxique et unique. Maintenant nous allons voir si nous faisons appel ou pas de cette décision", a réagi son avocate, Me Marie-Alix Canu-Bernard, qui avait initialement plaidé la relaxe pour son client.
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