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"Le projet de ce premier livre (…) m'est apparu comme une évidence. Une sorte de parenthèse douce, agréable, qui m'a permis de me consoler pendant un temps. J'ai aimé me souvenir, réfléchir à ce qui avait changé, compté, étonné, traumatisé, trahi", a-t-elle conclu auprès de Madame Figaro. Jean-Pierre Bacri et Agnes Jaoui lors du Festival du Cinema de Rome