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Bertrand Cantat aux proches de Marie Trintignant : "J'ai purgé ma peine"

Exclusif - Bertrand Cantat sur scène à Cenon, le 22 septembre 2016. © Patrick Bernard/ Bestimage
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Exclusif - Bertrand Cantat sur scène à Cenon, le 22 septembre 2016. © Patrick Bernard/ Bestimage
Le chanteur de 54 ans s'est exprimé dans un long courrier dans lequel il fait amende honorable pour ses erreurs mais demande à bénéficier du "droit à la réinsertion".

Lundi 12 mars 2018, Bertrand Cantat a cédé. Le chanteur qui devait se produire tout l'été a décidé de renoncer : "Pour mettre fin à toutes polémiques et faire cesser les pressions sur les organisateurs, j'ai décidé de retirer notre projet de tous les festivals d'été", a-t-il déclaré à l'AFP. Entre une pétition, copieusement signée, et la pression de mécènes et du public, deux festivals avaient déjà déprogrammé le chanteur malgré leur ferme intention de le soutenir. Cantat poursuit cependant bien sa tournée en salles et jouera notamment le 30 mai devant un Olympia de Paris complet.

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Je m'appelle Bertrand Cantat et j'ai été condamné en 2003 à huit ans de prison pour meurtre sur la personne de Marie Trintignant

Dans une lettre publiée sur son compte officiel Facebook, l'ancien leader de Noir Désir en dit plus, beaucoup plus. Sans avoir peur d'utiliser les mots qui font souffrir, sans éluder la polémique provoquée par la couverture des Inrockuptibles, Bertrand Cantat souhaite aujourd'hui, comme "n'importe quel citoyen" qui aurait "purgé sa peine" (la moitié de sa condamnation puisqu'il a bénéficié d'une remise de peine), le "droit à la réinsertion". Voici ce qu'écrit le chanteur :

"Je m'appelle Bertrand Cantat et j'ai été condamné en 2003 à huit ans de prison pour meurtre sur la personne de Marie Trintignant sans intention de donner la mort [Nadine Trintignant rappelait hier soir dans Stupéfiant que sa fille avait reçu vingt-trois coups, NDLR]. J'en tremble encore en l'écrivant. Il est des trous noirs dans le tissu de la vie qui ne se comblent pas. Je n'ai cependant pas cherché à ma dérober aux conséquences et donc à la justice. Je renouvelle ici ma compassion la plus sincère, profonde et totale à la famille et aux proches de Marie." On pense aux parents de l'actrice, Nadine et Jean-Louis Trintignant, à ses enfants et à leurs pères : Roman Kolinka, né en 1986 de Richard Kolinka ; Paul né en 1993 de François Cluzet ; Léon, né en 1996 de Mathias Othnin-Girard et Jules, né en 1998 de Samuel Benchetrit.

Cantat poursuit en évoquant les dérives de certains médias mais aussi la polémique autour de sa grande interview aux Inrockuptibles où il apparaissait en couverture en octobre 2017 : "La couverture des Inrockuptibles a heurté certaines personnes, je leur demande de bien vouloir m'en excuser, ce n'était pas mon intention." Il affirme comprendre les déprogrammations de certains festivals d'été, "d'où [sa] décision de [se] retirer".

Un citoyen-artiste comme les autres ?

L'artiste de 54 ans évoque enfin son droit à la réinsertion : "J'ai payé la dette à la laquelle la justice m'avait condamné. J'ai purgé ma peine. Je n'ai pas bénéficié de privilèges. Je souhaite aujourd'hui, au même titre que n'importe quel citoyen, le droit à la réinsertion. Le droit d'exercer mon métier, le droit pour mes proches de vivre [ses enfants Milo et Alice, nés en 1997 et 2002 de la regrettée Kristina Rady, qui s'est suicidée en 2010, NDLR] en France sans subir de pression ou de calomnie. Le droit pour le public de venir à mes concerts et d'écouter ma musique."

Comme l'exprimait avec force Nadine Trintignant, lundi soir dans Stupéfiant sur France 2, Bertrand Cantat n'est pas un artiste comme les autres. S'il a purgé sa peine, certes, de quel droit irait-il se faire applaudir ? "Il va se faire applaudir après avoir tué ? Mais est-ce que ça a déjà existé ? J'ai cherché, je suis remontée jusqu'au Moyen Âge, j'ai cherché si un tueur est venu après et s'est fait applaudir, ça n'a pas existé", affirme la mère de Marie, se demandant pourquoi Cantat ne travaillait-il pas dans l'ombre pour d'autres artistes. Et d'ajouter à propos de son public, qu'elle ne le juge pas mais ne le comprend pas non plus : "Qu'est-ce qu'ils font du sang, des coups, des larmes..."

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