Alain Delon avait une passion notoire pour les armes. Dans le livre sur l'acteur français décédé le 18 août dernier à 88 ans, après avoir combattu un lymphome à évolution lente à l'âge de 88 ans, Philippe Durant parlait de sa collection d'armes, mise en valeur dès les débuts de sa carrière, dans le manoir de Tancrou où il a vécu avec Romy Schneider il fut un temps : "Winchester, Remington et Colt font leur apparition." Dans son interview pour Le Parisien, son ancien garde du corps et chauffeur Daniel Broussin en dit plus sur ce hobby et fait d'étonnantes révélations sur le Guépard.
Alain Delon aimait les armes, au point qu'il jouait parfois avec la légalité, comme on l'apprend dans Le Parisien : "un brin parano, sortait d'ailleurs toujours avec un pistolet chargé dans son sac à main." Celui qui en possédait des centaines dans son domaine de Douchy dans le Loiret - où il repose désormais pour l'éternité -, aimait ces objets mais était aussi "maladroit" : "dans son stand de tir à Douchy, il ne tirait quasiment jamais" !
Au mois de février, les armes du Samouraï avaient défrayé la chronique. 72 armes, notamment de catégorie A (certaines armes à feu et les matériels de guerre) et B (les armes utilisées pour le tir sportif et celles utilisées en cas de risque professionnel), et plus de 3 000 munitions avaient été découvertes chez lui à Douchy. Sur France Inter, sa fille Anouchka avait abordé le sujet ainsi : "[Les armes] ont toujours fait partie de la famille. Ça le regarde, c'est sa passion. On a grandi là dedans, c'est compliqué de trouver sa place dans un environnement comme ça."
Brigand ou policier dans ses films, le père d'Anthony, Anouchka et Alain-Fabien Delon aimait être dans le flou dans sa véritable vie entre "esprit militaire" et comportement de gangster. Daniel Broussin se remémore cet anecdote digne d'un long métrage : "Delon avait été invité à Nice par des Russes, qui l'avaient payé 30 000 euros en liquide. Au moment de prendre l'avion, je lui ai dit : On met 10 000 euros chacun dans notre slip et on répartit le reste entre nos poches et nos sacs. Je lui ai tout rendu à l'arrivée, dans les toilettes d'Orly. Il disait toujours : Avec ma gueule et votre carte de gendarme, on passe partout."
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