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Anne Sinclair: Son A/R à Paris a changé la donne... DSK, le coup de l'immunité !

Anne Sinclair a fait un aller-retour à Paris du jeudi 9 au dimanche 12 juin. Sa priorité était bien sûr de découvrir sa première petite-fille, née en plein milieu de la tourmente judiciaire et médiatique et qu'elle n'avait pas encore pu voir, embrasser, caliner. Elle s'est aussi occupée d'elle, de son look, de régler des affaires urgentes - elle avait tout laissé en plan pour courir au secours de son mari lors de sa première comparution au tribunal, qui l'avait envoyé directement à la terrible prison de Rikers Island le 16 mai - mais elle a surtout rencontré sa famille, ses deux fils Elie et David Levaï (l'heureux papa), ses amis très proches, et sans doute la dream team des communicants du couple.

Anne Sinclair a bien compris que vouloir à tout prix "salir" Nafissatou Diallo était une stratégie terriblement mal vue par la presse française et les Français en général. La comparaison entre sa naissance et sa vie avec celles de la femme de chambre... n'était pas du tout à son avantage, bien au contraire. La manifestation bruyante et les "shame on you" des très nombreuses femmes de chambre new-yorkaises devant le tribunal le 6 juin a été beaucoup relayée par la presse et la télévision française en dehors des médias américains. De retour dès le lundi 13 juin au petit matin à New York, elle a dû rendre compte à Strauss-Kahn et à ses avocats de l'ampleur des dégâts s'ils gardaient cette ligne de conduite. Dés le 14 juin, William Taylor et Benjamin Brafman ont "changé de pied" et envoyé un communiqué par lequel ils réfutaient l'idée selon laquelle leur stratégie de défense était de "salir" la victime présumée... Bonne nouvelle. C'est leur premier communiqué officiel et il s'adresse en priorité à la presse française. Anne Sinclair leur a clairement fait comprendre que la couverture française de l'affaire DSK a été bien trop négative. Etaient-ils au courant de l'enquête extrêmement fouillée publiée par le New York Times dès le 15 juin ? C'est une enquête d'une ampleur exceptionnelle qui a été menée par les journalistes du quotidien, sur le passé de Nafissatou Diallo, et leur conclusion est que... la victime présumée est une jeune femme absolument sans histoire. Flop de l'annonce médiatique de Taylor et Brafman du 26 mai dernier : "on a des informations substantielles qui pourraient menacer la crédibilité de l'accusatrice" ! Ben non. C'est pas de chance quand même de tomber sur une mère célibataire, veuve, travailleuse, modeste, bonne employée, particulièrement bien notée par son dernier employeur, le Sofitel de New York. Enfin quoi, il est quelqu'un DSK, elle n'est personne. Il est connu dans le monde entier, elle est surtout connue dans son bidonville de Guinée et de ses voisins qui ne l'ont vue que travailler, encore et encore, pour que sa fille de 16 ans ait une belle existence. Est-ce que pour une fois, la vie trop normale d'une Africaine sans le sou à New York qui a dit NON au multimillionnaire DSK, va être prise en compte, et que la puissance de feu permise par l'argent d'Anne Sinclair n'y puisse rien ? L'avocat de la jeune femme, Kenneth P. Thomson, a fermement déclaré : "L'influence et l'argent de DSK ne changeront rien à ce qui s'est passé dans cette chambre, elle le dira au monde entier."

Assigné dans une somptueuse résidence du quartier de TriBeCa à New York, Dominique Strauss-Kahn a certes plaidé non coupable des sept chefs d'accusation qui pèsent contre dont lui ceux de crimes sexuels, tentative de viol et séquestration, mais le dossier n'est pas très bon, pour le moment. Il attend aujourd'hui, soutenu plus que jamais par son épouse et à grands frais, la prochaine audience qui se tiendra le 18 juillet à 14 heures, heure de New York.

L'ancien patron du FMI est au coeur de la tourmente depuis son arrestation le 14 mai dernier à bord d'un vol à destination de Paris. Jeudi, le procureur de Manhattan a rendu public le compte-rendu des conversations de Dominique Strauss-Kahn le week-end de son arrestation. Des conversations que retranscrit aujourd'hui l'AFP. Ces conversations chroniquent ces heures où la vie de DSK a basculé et sont très interessantes.

15H29, samedi 14 mai

Le compte-rendu débute avec le coup de téléphone de DSK à 15H29 locales

(19H29 GMT) à l'hôtel Sofitel de Manhattan:

"Les objets trouvés", annonce un employé.

"Bonjour, c'est Dominique Strauss-Kahn, j'ai logé chez vous. J'ai oublié un téléphone", dit-il.

"Quelle chambre?", demande l'employé.

"2806", répond M. Strauss-Kahn, et l'employé d'expliquer qu'il aura besoin de "40 minutes" pour se rendre à l'aéroport "en taxi" et lui apporter le téléphone. A ce moment, DSK est dans un avion, prêt à décoller pour Paris.

Le compte-rendu contient également les dialogues entre M. Strauss-Kahn et la police, au moment de son arrestation à l'aéroport JFK, dans le véhicule qui l'emmène en ville puis dans le commissariat de Harlem qu'il quittera le dimanche 15 mai soir.

--- 16H40

L'agent Diwan Maharaj interpelle DSK à bord de l'avion: "M. Dominique Strauss-Kahn?", demande le policier.

"Oui", dit DSK.

"Puis-je voir votre passeport? Nous souhaiterions que vous nous suiviez", indique l'agent Maharaj.

"Pourquoi?", interroge M. Strauss-Kahn.

"Ça n'est ni le moment, ni l'endroit pour en parler. Avez-vous des bagages à bord?", lui demande le policier.

--- 16H45

Dans l'enceinte de l'aéroport, le sergent Raymond DiLena se présente à Dominique Strauss-Kahn.

"Que se passe-t-il ?", demande l'ancien ministre français.

"La police de New York souhaite vous interroger au sujet d'un incident qui s'est produit en ville dans un hôtel", lui indique le fonctionnaire.

À ce moment-là, selon le compte-rendu, Dominique Strauss-Kahn n'aurait rien répondu.

--- 17H00

Une fois dans le poste de police de l'aéroport, l'officier Maharaj demande à DSK de "vider (ses) poches et de placer leur contenu sur la table".

"Vous voulez de l'eau?", demande l'agent Terry Ng.

"Non, mais je voudrais aller aux toilettes", répond DSK.

"Asseyez-vous s'il vous plaît", obtient-il comme réponse de l'agent Maharaj..

Dominique Strauss-Kahn demande alors si les menottes qu'ont lui a passées "sont nécessaires".

"Oui, elles le sont", lui dit M. Maharaj.

"J'ai l'immunité diplomatique", lance DSK.

"Où est votre passeport?", lui demande le policier.

Les documents le prouvant "ne sont pas dans ce passeport. J'ai un second passeport", répond M. Strauss-Kahn.

--- 17H15

La retranscription se poursuit "sur la route, entre l'aéroport et le commissariat".

"Que cela signifie-t-il?", demande Dominique Strauss-Kahn.

"Les enquêteurs de Manhattan veulent vous parler au sujet d'un incident dans une chambre d'hôtel", répond l'agent John Mongiello.

"Alors il va falloir que je passe un coup de fil pour leur dire que je ne serai pas à la réunion demain. Ces menottes sont serrées", dit DSK.

La dernière partie du compte-rendu relate les conversations entre les enquêteurs et M. Strauss-Kahn à l'intérieur du commissariat.

--- 21H00

DSK dit à l'agent Miguel Rivera qu'il "doit appeler (son) avocat Bill Taylor". "J'ai besoin de mon téléphone".

"Il va falloir attendre que les enquêteurs reviennent, je n'ai pas accès à votre téléphone", lui répond l'agent.

"Ai-je besoin d'un avocat?", lui demande M. Strauss-Kahn.

"Dans ce pays, vous y avez le droit si vous le voulez, j'ignore si vous avez un quelconque statut diplomatique", lui rétorque le policier.

"Non, non, non, je n'essaye pas d'utiliser cela, je veux seulement savoir si j'ai besoin d'un avocat", se défend Dominique Strauss-Kahn. Réponse du policier: "À vous de décider".

--- 9H00, dimanche 15 mai

Le même policier demande à M. Strauss-Kahn s'il souhaite manger quelque chose pour le petit-déjeuner.

"Je voudrais des oeufs", répond DSK.

--- 21H20 (peu avant sa sortie du commissariat)

Steven Lane demande à M. Strauss-Kahn s'il a faim.

"Je voudrais un sandwich", indique DSK.

Il a donc "tenté" le coup de l'immunité diplomatique et ce n'est pas anecdotique que ce compte-rendu ait été publié par le procureur de Manhattan. En effet, on avait pu lire, ici et là, que "peut-être", que "sans doute", qu'il "était possible" que son arrestation soit entachée de nullité car il aurait été sous "immunité diplomatique". Cette retranscription a forcément été faite pour bien préciser aux avocats de la défense que DSK a invoqué l'immunité diplomatique... mais très mollement. Pourquoi ? Parce qu'il voyageait ce jour-là avec son passeport "normal" puisque son passage à New York était personnel et non professionnel. Le passeport diplomatique était dans sa sacoche, il s'en serait éventuellement servi le lendemain pour faire Roissy-Berlin pour son rendez-vous avec Angela Merkel. Y a des jours, comme ça, quand le manque de pot s'en mêle...

Anecdotique, quoique... L'affaire DSK fait ressurgir une autre affaire, qui avait été classée sans suite par le parquet de Paris. Le 26 juillet 2010, au palace Park Hyatt Paris-Vendome, une femme de chambre avait déposé plainte pour une agression survenue dont l'auteur présumé est un membre de l'entourage du prince du Quatar. Elle a déclaré à l'époque avoir été victime de multiples attouchements, dans la chambre d'hôtel d'un membre de la délégation du prince. La jeune femme, une Guinéenne de 28 ans, est aujourd'hui au chômage après avoir été licenciée par le sous-traitant de la chaîne hôtelière... Bizarrement, le parquet de Paris a réouvert il y a quelques jours l'enquête préliminaire. Effet DSK ? Et alors, quelle coïncidence, la jeune femme s'appelle Mariama Diane Diallo (oui oui, DIALLO, comme Nafissatou) et elle est aussi guinéenne ! On attend de lire que les femmes de chambres guinéennes agressées qui s'appellent Diallo, c'est une bande organisée ! En revanche, la "punition" pour l'agresseur présumé n'est pas la même : il est interdit de séjour dans l'hôtel (ou les hôtels ?) de la chaîne américaine qui a reconnu "l'incident" et surtout il a pu reprendre l'avion pour le Quatar sans jamais être inquiété. Et pourquoi ? Parce qu'il avait un passeport diplomatique, pardi ! Quand on vous dit qu'il y a des jours comme ça... où certains, comme DSK, ils n'ont pas de pot !

A suivre...

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