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Astérix et Obélix contre César : Qui était Gottfried John, cet étonnant César ?

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Puisqu'il faut rendre à César ce qui est à César, rendons à Gottfried John ce qui lui appartient pour l'éternité : d'avoir le premier incarné l'empereur romain dans la saga des films Astérix. Alors que TF1 rediffuse ce 27 avril 2020 la première adaptation cinématograhique des aventures du plus irréductible des Gaulois, un hommage s'impose.

D'irréductibles Gaulois sans César, c'est un peu comme un banquet final sans sangliers ni barde bâillonné et ficelé comme un rôti. Gottfried John aura été celui-là, premier "Jules" de l'histoire des adaptations au cinéma des turbulentes aventures d'Astérix et Obélix. Un acteur allemand marquant dans la peau de l'empereur romain le plus fameux ? Excellente pioche du trio Thomas Langmann (initiateur du projet), son père Claude Berri (embarqué dans l'aventure) et Claude Zidi (sollicité par le précédent), pour un premier affrontement mémorable...

Après plusieurs films d'animation et de belles intentions avortées au cours des décennies précédentes, c'est en 1999 que paraît sur les écrans des salles obscures le premier film issu de l'univers d'Uderzo et Goscinny : Astérix et Obélix contre César. Tout de suite dans le vif du sujet. Autour de Christian Clavier, qui a emporté au nez et à la moustache de Daniel Auteuil le rôle du héros intrépide, et de Gérard Depardieu, qui s'est fait désirer mais s'est laissé convaincre, la production façonne une distribution redoutable : monstres sacrés - Michel Galabru en Abraracourcix, Claude Piéplu en Panoramix, Sim en Agécanonix -, trublions - Pierre Palmade en Assurancetourix, Daniel Prévost en Prolix - et atout charme inédit - Laetitia Casta en Falbala pour sa première performance au cinéma - donnent une force surhumaine à la comédie mise en scène par Claude Zidi.

Gottfried John, l'empereur romain germanique

Mais la mayonnaise magique du film, blockbuster de l'année en France avec plus de 9 millions de spectateurs, n'aurait sans doute pas pris sans des Romains à la hauteur : malheureusement décédé en 2014 à l'âge de 72 ans, l'Allemand Gottfried John était le premier d'entre eux. Précédemment vu dans le septième art germanique, en particulier chez Fassbinder (Maman Küsters s'en va au ciel, Despair, L'Année des treize lunes, Le Mariage de Maria Braun, Lili Marleen), et aperçu dans des séries télévisées qui ont franchi le Rhin (Derrick, Un cas pour deux), Gottfried avait imposé son visage aux traits durs dans deux épisodes de la franchise James Bond : simple poursuivant de Roger Moore dans Rien que pour vos yeux (1981), il avait campé l'impérieux colonel Ourumov face à Pierce Brosnan dans le smoking de l'agent 007 dans le cultissime GoldenEye (1995).

Quatre ans plus tard, Gottfried John troquait donc l'uniforme de l'armée russe contre la toge de l'auguste empereur de Rome, Jules César, venu en personne assiéger le village d'Astérix et ses compères. Pas franchement aidé dans son entreprise par Tullius Detritus, un officier ni fiable ni recommandable - comme son nom l'indique - campé par l'intenable Roberto Benigni, ni par le lamentable centurion Caïus Bonus, merveilleusement incarné par Jean-Pierre Castaldi. César étant César, lui restera magnanime même dans la défaite.

La production de cet Astérix et Obélix contre César étant pour partie allemande, Gottfried John a pu bénéficier d'un quota de rôles principaux alloués à des figures d'outre-Rhin : sa compatriote Marianne Sägebrecht (Bagdad Café, La Guerre des Rose) a ainsi hérité pour sa part de celui de Bonemine, qui lui allait comme les braies à Obélix. Falbala aussi aurait dû avoir l'accent teuton, mais notre charmante Corse a été imposée par Claude Zidi. Mais comment se fait-il que Gottfried John, lui, ait pris l'accent italien ? C'était en fait l'oeuvre du doubleur Michel Elias, qui a notamment prêté sa voix à - entre beaucoup d'autres - Pumbaa dans Le Roi Lion ! Gottfried, quant à lui, donna plus tard la sienne à Shi Fu pour la version allemande de Kung Fu Panda 2 (2011).

Indépendamment de ses rôles de "méchant" dans James Bond et Astérix, Gottfried John, qui avait grandi en foyer après le retrait du droit de garde à sa mère (quant à son père, il ne l'a pas connu), a mené une carrière intensive au théâtre et sur les écrans. Il avait fait ses débuts au cinéma en 1971 et, outre les rôles déjà évoqués plus haut, s'était illustré par exemple dans Le Roi des Aulnes (1996) avec John Malkovich et... Marianne Sägebrecht, et L'Échange (2000) avec Russell Crowe et Meg Ryan. Il s'est éteint à 72 ans le 1er septembre 2014 des suites d'un cancer, qui l'avait affaibli au point de le contraindre à renoncer à ses activités artistiques. Son ultime apparition a eu lieu en 2013 dans un film de science-fiction allemand, Rouge rubis.

Un seul César, mais plusieurs Jules

Quant au rôle de Jules César dans les adaptations cinématographique suivantes, il a été tenu par Alain Chabat lui-même dans son Mission Cléopâtre (2002), par Alain Delon dans Astérix aux Jeux olympiques (2008) et par Fabrice Luchini dans Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté (2012). On attend désormais sa prochaine incarnation, dans le Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu concocté par Guillaume Canet.

GJ

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