Réputé pour être l’un des meilleurs intervieweurs de la télévision, Augustin Trapenard était cette fois-ci l’interviewé. L'ancien de France Inter aujourd’hui à la tête de La Grande Librairie est venu sur C à vous ce samedi 18 avril 2026 pour évoquer l'importance de la lecture et sa grande dictée bientôt diffusée sur la chaîne. Mais c’est sur un terrain plus personnel qu’il s’est aventuré avec Mohamed Bouhafsi sur le plateau de France 5. L’animateur était invité aux côtés de Stéphane Bern et de la chanteuse Shy’m. De retour sur les planches pour la comédie musicale Chicago après des mois de pause, elle a été interrogée sur un baiser qui avait fait couler beaucoup d'encre.
C’était en 2013 aux NRJ Music Awards, lorsqu’elle avait embrassé l’une de ses danseuses. Pour Augustin Trapenard, c’est un geste “énorme” qu’avait fait l’artiste, comme le baiser d’Amélie Mauresmo en une de Paris Match ou celui de Clémentine Célarié avec un homme atteint du SIDA : “Ce sont des représentations soudain qui nous apparaissent et qui nous permettent d’être qui on est”. Mais de son côté, il regrette de faire partie de “cette génération qui est arrivée un peu trop tard”.
Augustin Trapenard n’a pas caché qu’il avait désiré devenir papa : “Ça a toujours été un rêve pour moi, mais c’est un rêve qu’on s’est complètement interdit”. Sans amertume, le spécialiste de la littérature sous toutes ses formes l’avoue : au moment du mariage pour tous et de l’ouverture du droit à l’adoption aux couples gays, il était “déjà âgé quelque part”.
Il poursuit : “Et soudain on s’est retrouvé face à cette possibilité alors qu’il était un peu trop tard, et ça a donné des tristesses dont on ne parle jamais”. Il nuance toutefois cette souffrance : “En même temps, je suis tellement heureux qu’aujourd’hui ça puisse être possible”. Il ajoute à cela : “Je suis tellement heureux aussi de ne plus avoir honte de ce qu’on est”. Aujourd'hui, Augustin Trapenard vit dans un appartement parisien avec l'homme de sa vie, Numa Privat, mais aime se ressourcer loin de la France.
Sur France Télévision, Stéphane Bern a profité du récit de son collègue du PAF pour rappeler qu’il avait été le premier homme homosexuel à faire la couverture de Paris Match avec son compagnon. Selon lui, à l’image des droits des femmes, “tout est à conquérir tout le temps”. L’animateur alerte les téléspectateurs : “Il faut se méfier”. Le candidat de Danse avec les stars évoque des “propos qui se banalisent” et les nombreux actes homophobes en France.
Il raconte également qu’un garçon l’a approché lors de DALS pour le remercier d’en parler car cela l’aidait dans son village. “Quand on est connu, c’est facile (...) Les gens vont pas m’agresser en me disant ‘sale pédé’”, a résumé la star du petit écran.
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