Grandir sous l’objectif des photographes du monde entier tout en essayant de se construire est un exercice d'équilibriste que la belle Charlotte Casiraghi connaît sur le bout des doigts. Aujourd'hui âgée de 39 ans, la fille de la princesse Caroline de Monaco a accepté de replonger dans ses souvenirs d'enfance pas comme les autres. Dans les colonnes du magazine Psychologies, elle se remémore notamment sa place bien particulière de fille unique au milieu d’un frère aîné, Andrea, et d’un frère cadet, Pierre.
"Grandir entre un aîné et un cadet m'a sans doute donné l'habitude – et le goût – de jouer les traits d'union : j'aime essayer de concilier l'inconciliable", analyse-t-elle. Mais, hors de ce cocon fraternel protecteur, la réalité la rattrape vite. Charlotte Casiraghi se souvient notamment comment, alors qu’elle n’était qu’une jeune femme, son physique et sa vie amoureuse étaient l'objet de tous les regards. Cela dit, faute de choix, la fille de Caroline de Monaco s’était armée avec le temps pour affronter critiques et polémiques. Le décès tragique de son célèbre papa en 1990 l'y avait quelque peu forcée.
Le 3 octobre 1990, c’est le drame. Stefano Casiraghi, époux dévoué et homme d'affaires accompli, perd la vie à seulement 30 ans dans un terrible accident de motonautisme au large de Monaco, alors qu'il défendait son titre de champion du monde. Charlotte, qui n'est alors qu'une toute petite fille, se retrouve propulsée sans préavis dans un monde sans figure paternelle. Dans son entretien accordé à Psychologies, elle lève le voile sur ce traumatisme : "J'avais 4 ans quand, subitement, quelque chose s'est effondré. Sa mort, le deuil, l'absence m'ont plongée dans une inquiétude perpétuelle". Prise de “questionnements existentiels” vertigineux dès lors, la nièce du prince Albert II a alors dû trouver une bouée de sauvetage pour ne pas sombrer.
C'est finalement vers le pouvoir des mots et de la philosophie que la jeune femme s'est tournée pour panser ses blessures. "En quête de sens, j'ai trouvé une forme d'apaisement dans mes lectures : les livres sont devenus mes amis, leurs auteurs étaient mes compagnons de route. Avec eux, je me sentais moins seule", livre-t-elle avec une émotion palpable. Par la suite, cette passion dévorante ne l'a plus jamais quittée, au point qu'elle a cofondé plus tard les célèbres Rencontres philosophiques de Monaco aux côtés de son ancien professeur de philosophie, Robert Maggiori. Aujourd'hui encore, la littérature reste son remède ultime pour apaiser ses tensions intérieures et s'évader.
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