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Borgia, la série événement : sexe, mensonges et Vatican

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Une bande-annonce de la série Borgia, diffusée sur Canal+ dès le 10 octobre 2011.

25 millions d'euros, 126 acteurs, 4 000 bougies et 157 litres de sang résument bien le pari colossal que s'est lancée la France pour entrer dans la cour des grands créateurs de séries. A l'heure où les spectateurs tremblent pour des réussites comme Lost, 24 heures chrono ou Mad Men, Borgia représente une ambition à la hauteur des espoirs qu'elle engendre. Même si les affiches préviennent, "N'ayez pas foi en eux".

Alors que la Renaissance approche, Rome est sous tension. Le Pape Innocent VIII est mourant et son entourage prépare sa succession dans l'ombre. Notamment Rodrigo Borgia, qui utilise son fils et sa fille pour arriver à ses fins. Pour ceux qui ne l'avaient pas saisi, il sera question d'orgies, d'incestes, de meurtres et de trahisons dans le clair-obscur de l'Italie du XVème siècle. Bienvenue dans l'Histoire vue par la télévision moderne, qui décape depuis quelques années les livres d'école avec Les Tudors ou Rome.

Borgia est le fruit extraordinaire d'une collaboration internationale entre Canal + et le groupe Lagardère - après XIII avec Val Kilmer - et le symbole d'une volonté de s'inscrire dans la lignée des grandes chaînes américaines comme HBO. Rodolphe Belmer, directeur général de la chaîne cryptée, expliquait à Figaro plus : "Quand Atlantique Productions (du groupe Lagardère) est venu nous proposer l'idée, ils nous ont juste dit 'Borgia' et 'Tom Fontana', on a dit oui tout de suite."

Car Borgia est mené d'une main de fer par Tom Fontana, créateur d'une série hyper-violente sur le milieu carcéral, Oz. Passionné par le sujet, l'Américain d'origine italienne n'a pas longtemps hésité : "Les Borgia sont la première famille moderne. Je pense que nos contemporains sont comme eux : attirés par le sexe, l'argent, la puissance et la foi. Ils ont voulu faire vivre la parole de Dieu dans un monde qui croit de moins en moins."

Borgia affiche un casting discret, contrairement à la série du même nom sur Showtime, diffusée en avril 2011 avec Jeremy Irons dans le rôle titre. Le Français Stanley Weber, fils de Jacques Weber, donne ici la réplique à John Doman (Blue Valentine), le patriarche.

Tourné à Prague en République Tchèque, la série plonge le spectateur dans les dessous d'un Vatican décadent et dangereux, à l'aube de bouleversements intellectuels. Tom Fontana souhaitait cependant développer une connection très forte avec l'actualité : "Un téléspectateur de 20 ans doit pouvoir s'y retrouver. Imaginez que l'Eglise soit une 'multionationale du Vatican' qui, à l'instar de Coca-Cola, nous propose un produit, en l'occurrence le salut de l'âme. Au Conclave de 1492, Rodrigo Borgia, pour devenir Pape, se comporte en véritable homme d'affaires, voire en parrain."

Réalisé par Oliver Hirschbiegel (Invasion avec Nicole Kidman), chaque épisode coûte 2 millions d'euros, soit le double d'un épisode normal de fiction française. C'est encore moitié moins qu'un épisode de The Mentalist, mais le pari reste fou pour Rodolphe Belmer de Canal + : "Des mégamétrages tels que cette série sont à la fiction ce que les blockbusters sont au cinéma. Ils en ont l'ampleur par les moyens de production, l'ambition de l'écriture et une réalisation de classe mondiale."

Tournés en anglais pour être plus facilement exportables, les 12 épisodes de Borgia seront d'abord diffusés en France, dès le 10 octobre. La deuxième saison est en cours d'écriture, tandis qu'une autre série monumentale sur la vie de Louis XIV, Versailles, sera menée par deux scénaristes de Mad Men, "la" série américaine du moment. Un nouveau chapitre s'ouvre dans le monde de la série française : espérons qu'il ne se refermera pas trop rapidement.

Geoffrey Crété

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