Entre deux obligations royales, le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique aiment aller se ressourcer avec leurs enfants sur la charmante île d’Yeu, située à l’ouest de la France en Vendée. Le couple y possède une somptueuse demeure depuis une vingtaine d’année, nichée non loin de la mer. Ils aiment s’y retrouver, lors des vacances d'été notamment, avec leurs enfants Gabriel, Elisabeth, Emmanuel et Eleonore. Durant ces moments de détente, Philippe de Belgique se plait à faire de la voile avec sa progéniture tandis que son épouse, férue de littérature, aime s’isoler sur la page pour dévorer ses bouquins. Un vrai petit coin de paradis donc !
S'ils font partie désormais des habitués de l'île, en 2021, Philippe et Mathilde avaient provoqué la colère des insulaires. En effet, cette année-là, ils avaient entrepris d’agrandir leur propriété située sur la partie occidentale de l’île vendéenne, près de la pointe du But, une zone protégée, et avaient construit une annexe de 40 mètres carrés destinée à loger leur garde du corps. Or, selon Ouest-France, la loi littoral interdit la construction d’une extension de plus de 30 mètres carrés en zone protégée. Le permis de construire avait donc été accordé grâce à une dérogation prévue dans la loi française au nom de "l’interêt général". Philippe de Belgique étant un chef d’État, cette notion d’intérêt générale s’appliquait donc.
© BestImage, Julien Warnand/pool/Imagebuzz/Bestimage
Ces 10 mètres carrés de trop avaient provoqué la colère des habitants qui ne comprenaient pas comment un tel permis de construire avait pu être accordé alors qu’eux ne peuvent pas bénéficier de mètres carrés en plus en raison de la loi. De plus, la RTBF révélait également que cette dérogation avait été accordée par la préfecture, sans que le maire de l’île, Patrice Bernard, avait eu son mot à dire. "On le conçoit comme un privilège. On est un pays de droit, ce qu’on accorde à un, on doit l’accorder à l’autre et là, aujourd’hui, vous avez des îliens qui viennent frapper à la porte et disent, moi je veux la même chose", avait dénoncé l’homme politique.
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