Avec le soleil qui tape de manière particulièrement intense depuis quelques semaines en France, il devient bien difficile d'envisager la moindre exposition, même pas très longue, sans une bonne couche de crème solaire.
Notre peau est en effet mise à rude épreuve dès que nous mettons le nez dehors. Les spécialistes de la santé rappellent d'ailleurs des seuils précis : à partir d'un indice UV 3, notre peau commence à bronzer progressivement, mais dès que l'on atteint ou dépasse un indice UV 6, le bronzage s'accélère nettement et le risque de contracter un douloureux coup de soleil arrive à vitesse grand V. Il est donc absolument crucial de protéger son visage et son corps. Cela dit, encore faut-il savoir choisir la bonne formule en comprenant précisément les étiquettes et les multiples indications techniques inscrites sur les tubes.
Pour bien choisir, il faut d'abord se pencher sur les fameux chiffres : 30, 50 ou 50+. Ce nombre correspond précisément au Facteur de Protection Solaire (FPS ou SPF). Ce critère fondamental permet avant tout “d’estimer l’efficacité photoprotectrice d’une crème solaire”, comme le rappelle le site médical Doctissimo. Concrètement, il s’agit d’évaluer le taux de rayons UV que la crème solaire ne laisse pas passer à travers l'épiderme. Plus l’indice affiché est fort, plus les rayons solaires seront bloqués. À noter cependant qu'une idée reçue persiste : la protection contre les UV n’est pas du tout proportionnelle à la valeur pure du SPF.
L'efficacité réelle se base en réalité sur la formule mathématique de 1/indice. Ce qu'il faut absolument comprendre, c'est que le SPF d’un produit indique surtout la durée théorique pendant laquelle l’exposition au soleil est possible sans présenter le moindre coup de soleil. Cette durée est comparée entre une peau protégée par une crème solaire et une peau laissée totalement au naturel. Par exemple : si une personne a un coup de soleil au bout de 15 minutes sans protection, un indice de protection 10 signifie qu’il lui faudra 15 fois plus de temps (soit environ 2 h 30) pour obtenir le même coup de soleil avec la crème solaire, illustre Doctissimo. En théorie donc, une crème solaire d'indice 50 multiplie tout simplement par 50 la durée nécessaire à l’apparition d’une brûlure. Toutefois, les dermatologues s'accordent à dire qu'une bonne protection ne se résume pas uniquement à un simple indice chiffré affiché en gros sur le flacon.
Pour une sécurité optimale, il est indispensable de se tourner vers une crème qui protège aussi bien des rayons UVB que des rayons UVA, car ces deux types de rayonnements ont des actions bien distinctes et nocives sur nos cellules. Les UVB sont les principaux responsables des coups de soleil et des brûlures, tandis que les UVA pénètrent beaucoup plus profondément dans les couches cutanées et participent activement au vieillissement prématuré de la peau. Le sigle SPF ne concerne en réalité que la protection contre les UVB. Or, les UVA, sont tout aussi dangereux à long terme et contribuent fortement au développement du cancer de la peau. Il est donc impératif de choisir une crème portant la mention explicite "Large Spectre" ("Broad Spectrum"), ou entourée d'un logo UVA circulaire, qui garantit une protection efficace contre les deux types de rayons.
Un autre critère essentiel à prendre en considération : la résistance à l'eau. En effet, si vous prévoyez de piquer une tête à la piscine, mieux vaut s’assurer que votre application y résiste. Enfin, la régularité de l'application (toutes les deux heures), ainsi qu'après chaque baignade, et cela en couches épaisses, est la clé absolue d'une peau préservée.
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