Pendant des années, Mickaël Madar a vécu au rythme du football professionnel, de Sochaux au PSG en passant notamment par Cannes et Monaco. A 58 ans, l’ancien attaquant international français a pourtant définitivement tourné la page du ballon rond. Installé depuis 25 ans à Juan-les-Pins, il vient de se lancer dans une aventure très différente : depuis le 27 août, il accueille ses clients à La Belle époque, un salon de thé situé avenue Robert-Soleau, au cœur d’Antibes.
Auprès de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, Mickaël Madar ne renie pourtant rien de ses années de foot. "J'ai vécu les plus beaux moments de ma vie. (...) C'était quand même assez incroyable. Ca n'arrive pas à tout le monde. Mais maintenant, c'est fini, il faut passer à autre chose. J'ai arrêté à 33 ans, j'en ai 58. Ca fait 25 ans que j'ai arrêté", confie-t-il. Une page définitivement tournée, mais sans amertume. L’ancien joueur assure même ne garder "que des bons souvenirs" de cette période. Surtout, il semble avoir retrouvé un plaisir dans son quotidien qu’il ne ressentait plus à la fin de sa carrière : "Je viens avec le sourire le matin, alors qu'à la fin de ma carrière de footballeur, j'y allais à reculons." Avec La Belle époque, Mickaël Madar concrétise ainsi un projet qu’il avait depuis longtemps en tête : ouvrir un salon de thé.
Banquettes en velours inspirées des trains des années 1930, table ronde en marbre, boiseries vert foncé, moulures et parquet en noyer Point de Hongrie : le décor revendique une élégance rétro. Mickaël Madar a également choisi avec attention les assiettes, les couverts et jusqu’aux serviettes. Derrière les fourneaux, la cheffe Andreea Ardelean accompagne l’ancien footballeur dans cette nouvelle aventure. "Il est très très investi dans sa nouvelle aventure. On fait de mieux en mieux. On est débordé parfois, mais on y arrive", explique-t-elle à France 3. La Belle époque propose notamment des petits-déjeuners et des déjeuners, avec des préparations maison, des omelettes, des pancakes ou encore de grandes salades. Mais Mickaël Madar ne cherche pas forcément à bâtir un empire. Son envie est beaucoup plus simple. "Mon objectif ? Je n’en ai pas vraiment, je veux juste faire quelque chose de sympa. J’aime la convivialité, le contact. Je veux que les gens soient heureux, comme si je les recevais chez moi", avait-il déclaré à Nice-Matin. Et cette nouvelle vie semble aussi correspondre à celui qu’il est devenu. "Je me suis posé, je suis plus calme, je suis grand-père. J'ai trois petites-filles, bientôt un quatrième bébé. A un moment, il faut être plus tranquille", explique-t-il devant les caméras de France 3.
Pour parvenir à cette nouvelle vie, l’ancien footballeur reconnaît toutefois avoir traversé quelques difficultés. "J'en ai bavé pour en arriver là. Ca a été très long, très très très dur. Mais quand je vois le résultat, je suis hyper heureux, hyper content et hyper satisfait de ce que j'ai pu faire", confie-t-il. Et lorsqu’il évoque aujourd’hui le football, Mickaël Madar semble définitivement appartenir à une autre époque. "Je n’ai plus de plaisir à regarder ces footballeurs-là, je n’arrive plus à m’identifier à ce football", affirme-t-il. A 58 ans, l’ancien joueur du PSG a donc trouvé un nouveau terrain d’expression, loin des pelouses et désormais derrière les tables de son salon de thé à Antibes.